INTRODUCTION. XV
années suivantes, par des articles sur l'Histoire de la jioésie provençale de Fauriel, sur l'Histoire de la de la Grèce de Grote, sur Théodore Leclercq enfin et Alexis de Valon (1851). Ne citons, en ce qui concerne l'histoire, que le principal, c'est-à-dire une ffisloire de Don Pèdre, roi de Castillc (1848), le volume intitulé : Épisode de l'histoire de Russie, les Faux Denietrius (1852;, et passons aux autres œuvres de Mérimée. C'est outre son Discours de réception à l'Académie, un discours en réponse à celui d'Ampère, une Étude sur Beyle, une comédie Les Deux héritages ou Don Quichotte et des scènes historiques : Les Débuts d'un aventurier, les nouvelles à' Arsène Guillot (1844) et de l'ahbé Aubain (1846), celle-ci un peu naïve et sentimentale, celle-là romanesque, frondeuse et touchante, la nouvelle intitulée U viccolo di Madama Lucrezia, celle de Carmen enlin, dont la vérité de détails et la simplicité pathétique ne sont plus à louer (1845). Et en même temps, lui qui savait l'anglais, l'espagnol, l'italien, se donnait avec la même curiosité d'esprit à la littérature russe et en devenait en France l'initiateur. Il traduit en 1849 la Dame de Pique de Pouchkine, en 1852 les Bohémiens et le Hussard, et fait paraître une étude sur le dramaturge Nicolas Gogol dont il nous présentera bientôt une œuvre originale et forte. Songez maintenant à ses voyages constants (entre 1845 et 1853 il se promène non seulement par toute la France, mais en Espagne, en Alsace, en Prusse, en Suisse, en Angleterre); songez que le nombre de ses correspondants ne fait qu'augmenter (la correspondance avec Panizzi com-