‹ Pages choisies de NadaudChapitre 126 sur 146 · Ce morceau fut dédié « à Coquelin Cadet · texte numérisé non relu

Ce morceau fut dédié « à Coquelin Cadet

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Qui nous complète et nous garnisse.

Observez bien, Messieurs, que dans l'ordre divin Tout est fait pour servir et rien n'existe en vain. En voyant les effets nous apprenons les causes ; Le rosier est créé pour produire les roses.

Nos esprits sont bornés ; Mais Dieu qui sait pourquoi toutes choses sont faites

A fait le nez pour les lunettes

Et les lunettes pour le nez. »

La Bouche se ferma ; puis, après un silence.

Se rouvrit pour les yeux. Mais quelle différence !

L'avocat si disert pour le premier client,

Devint pour les seconds maussade et malveillant.

Le nez est voisin de la bouche.

Ils savent s'avertir du danger qui les touche. Existait-il entre eux un fidéi commis ? A titre de voisin, on se rend des services ; Et quand deux mitoyens ne sont pas ennemis,

Ils sont bien près d'être complices.

Les yeux pouvaient avoir d'excellents arguments

Mais se croyant certains de la victoire. Ils avaient négligé de dorer leur mémoire.

On les paya de compliments, Disant qu'ils étaient beaux, que chez l'homme et la femme

Les yeux sont le miroir de l'âme, Et que s'ils étaient bons, ils n'avaient nul besoin De se faire apporter du secours de si loin. L'Oreille se laissa prendre par ces sornettes :

Les deux yeux furent condamnés

A se fermer, quand les lunettes

Viendraient se poser sur le nez.

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