‹ Pages choisies de NadaudChapitre 131 sur 146 · BONHEUR ET PLAISIRS · texte numérisé non relu

BONHEUR ET PLAISIRS

Lorsque Dieu créa l'homme, il le voulut heureux ; Il lui fît cent présents, dont le plus généreux Fut un vase formé d'ime étrange matière. Qui n'était de métal, de marbre ni de pierre, D'ambre ni de cristal. « Prends, lui dit le Seigneur Le vase où tu boiras se nomme le Bonheur. « L'homme crut le saisir ; mais de sa main débile Le vase s'échappant, se brisa comme argile. Les miettes du Bonheur devinrent les Plaisirs. L'homme voulut en prendre au gré de ses désirs. « La part que je connais vaut le tout que j'ignore. Disait-il à part soi. Dieu le prévint encore : « Ménage ces morceaux, enfant, car je te dis Qu'ils se réuniront un jour au Paradis. »

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