UN GOUVERNEUR ET UNE GOUVERNANTE
Une place é&wêiat le chAte&n.
Le Choeur, Maître BLAZIUS, Madame PLUCHE.
Lb Ghqbur. Doucement bercé sur sa mule fringante, messer Blazius s'avance dans les bluets fleuris, vêtu de neuf, Fécritoire au c^Vté. Comme un poupon sur ToreiUer, il se ballotte sur son ventre rebondi, et, les yeux à demi fermés, il marmotte un Pater noster dans son triple menton. Salut, maître Blazius; vous arrivez au temps de la vendange, pareil à une amphore antique.
Maître Blazius. Que ceux qui veulent apprendre une nouvelle d'importance m'apportent ici premièrement un verre de vin frais.
Le Ghqbur. Voilà notre plus grande écuelle; buvez, maître Blazius; le vin est bon, vous parlerez après.
Màttre BLAzros. Vous saurez, mes enfants, que le jeune Perdican, fils de notre seigneur, vient d'atteindre à sa majorité, et qu'il est reçu docteur à Paris. Il revient aujourd'hui même au chftteau, la bouche toute pleine de façons de parler si belles et si fleuries qu'on né sait que lui répondre les trois quarts du temps. Toute sa gracieuse personne est un livre d'or; il ne voit pas un brin d'herbe à terre, qu'il ne vous dise
byGoogk