VAN BUCK, VALENTIN
Van BnCK. Monsieur mon neveu, je vous souhaite le bonjour.
Yalentin. Monsieur mon oncle, votre serviteur.
Van Buck. Restez assis; j'ai à vous parler.
Yalentin. Asseyez-vous; j'ai donc à vous entendre. Veuillez vous mettre dans la bergère,, et poser là votre chapeau.
Van Buck, s'asseyant. Monsieur -mon neveu, la plus longue patience et la plus robuste obstination doivent, Tune ou Fautre, finir tôt ou tard. Ce qu'on tolère devient intolérable, incorrigible ce qu'on ne corrige pas; et qui vingt fois a jeté la perche à un fou qui veut se noyer, peut être forcé un jour ou l'autre de l'abandonner ou de périr avec lui.
Valentin. Oh! oh! voilà qui est débuter, et vous avez là des métaphores qui se sont levées de grand matin.
Van Buck. Monsieur, veuillez garder le silence, et ne pas vous permettre de me plaisanter. C'est vainement que les plus sages conseils, depuis trois ans, tentent de mordre sur vous. Une insouciance ou une fureur
byGoogk