‹ Pages choisies des grands écrivainsChapitre 115 sur 258 · PeupI» qiii.de ■*uil JAmB-CbrisI, faii la Gaule ol · texte numérisé non relu

PeupI» qiii.de ■*uil JAmB-CbrisI, faii la Gaule ol

CipIliJs de la ToKaiic.

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se conserve courte, mais fraîche, à l'ombre des châtaigniers. De même, les troupeaux des plaines poudreuses de la Fouille remontent chaque été dans les Abruzzes^ Le droit qu'ils payent à l'entrée des montagnes était le revenu le plus net du royaume de Naples.

Jusqu'à l'entrée du royaume de Naples, sauf la vigne et l'olivier, nous ne rencontrons guère la végétation méridionale; mais arrivé une fois dans l'heureuse Campanie, on trouve des bois entiers d'orangers. Là, commencent à paraître les plantes de l'Afrique, qui sffrayent presque dans notre Europe : le palmier, le cactus, l'aloës armé de piquants. Les anciens avaient placé sur ces rivages le palais de Circé. La véritable Cîrcé* avec ses terreurs et ses séductions, c'est la nature la Midi. Rien ne peut donner l'idée de la fécondité de cette plaine ; elle nourrit cinq mille habitants par lieue carrée. Hais c'est surtout vers la pointe de l'Italie, en sortant de cette forêt de châtaigniers gigantesques qui couronnent Scylla, lorsqu'on embrasse d'un coup d'œil et l'Italie et la Sicile, et l'amphithéâtre colossal de l'Etna, ijui, tout chargé qu'il est déneige, fume comme un autel éternel au centre de la Méditerranée; c'est alors que le royageur pousse un cri d'admiration en rencontrant cette borne sublime de la carrière qu'il a parcourue depuis les Mpes. Cette vallée de Reggio^ réunit tous les souvenirs, d'Ulysse^ aux guerres puniques, d'Hannibal ° aux Arabes

i. Montagnes escarpées au centre ieritaUedasud.

S. La magicienne Circé avait, d'a- ^s la légende, le pouvoir de séduire las hommes et de les changer en ani- ■anx.

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