‹ Pages choisies des grands écrivainsChapitre 117 sur 258 · TRIBUS PA&TOR&LBS DE L'AKTIQUE ITALIE · texte numérisé non relu

TRIBUS PA&TOR&LBS DE L'AKTIQUE ITALIE

Michelot décrit le genre de vio des poupli monUgaes de l'Italie centrale.

Pline * et Columelle " rapportent une prière des ïieui laboureurs de l'Ilalie, qui ferait supposer dans ces tribus une grande douceur de mœurs. En semant le grain, ils priaient les dieux de le faire venir pour eux et pour leurs voisins. Tout ce que nous savons de Is dureté de ces anciens âges s'accorde peu avec cette philanthropie. Une vieille maxime disait dans un espritcontraire : Trois maux égnlement nuisibles : la mérilité, la contagion, le voisin. Nous ferons mieux conaatlrc, plus tard, en parlant du livre de Cataii'surragricullure, toute la rudesse du vieux génie latin. C'était un peuple patient et tenace, rangé et régulier, avare et avide. Supposé qu'un tel peuple devienne belliqueux, ces habitudes d'avarice et d'avidité se changeront en esprit i conquête. Tel a été au moyen âge le caractère des PiM mands, de ce peuple agriculteur, chicaneur et conqaM Liant, qui, comme ils l'avouent dans leurs chroniqot

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voulaient toujours gaaigner^ et qui ont gagné, en effet, l'Angleterre et les Deux-Siciles*. Rien n'est plus semblable au génie romain.

Celui des pasteurs sabelliens', plus rude et plus barbare encore, leur vie errante pendant la plus grande partie de l'année, les conduisaient, plus immédiatement que les habitudes des tribus agricoles, au brigandage et à la conquête. Obligés de mener leurs troupeaux et de suivre l'herbe, à chaque saison, des forêts aux plaines etdes vallées aux montagnes, ils laissaient les vieillards et les enfants, incapables de ces longs voyages, sur les sommets inaccessibles de l'Apennin. Leurs bourgades, comme celle des Épirotes^, étaient toutes sur des hau- Icors. Caton place le berceau de leur race vers Amiter- Dom.au plus haut des Abruzzes^, où la neige ne disparait jamais du Hajella. Mais ils s'étendaient de là sur toutes les chaînes centrales du midi de l'Italie. La rareté de l'herbe sous un ciel brûlant, l'immense étendue que demande cette vie errante, obligea toujours les pasteurs du Midi à se séparer bon gré mal gré, et à former un grand nombre de petites sociétés. Ainsi, daiis la Genèse, Abraham et Loth^ s'accordent pour s'éloigner l'un de Tautre, et s'en aller l'un à l'orient, et l'autre à l'occident.

Dans les mauvaises années, les Sabelliens vouaient à Mamers, an dieu de la vie et de la mort, le dixième de

^' Le doc de Normandie Guillaume • conquit rAiigleterro(1066);des che- **^n nonnanda ont conquis la Si- ^ et le paya de Naples au xi* siècle.

^ C'est le nom donné aux peuples ^ habitaient lea montages de riU- ^eeifanle.

^ Peuple qui habite an nord de la 6*^ le long de la mer Adriatique.

Ce sont les ancêtres des Albanais.

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