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Montagnes qui prolongent les Apennins, à l'est de Rome

5. La Genèse raconte qu'Abraham et son neveu Loth,tous deux chefs do tribu, furent obligés de se séparer parce que leurs pâturages ne pouvaient plus suffire à nourrir leurs troupeaux.

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toul ce qui nailrait dans un printemps; c'esl ce qu'à l-appelait ver sacrum ' . II esl probable que, dans l'origiiH on n'adoucissait pas même en faveur des enfants l'a complisseincnl de ce vœu cruel'. A mesure que les Sabclliens formèrent un peuple nombreux, on se contenta d'abandonner les enfants. Repoussés pas leur père, et devenus fits de Mamers, Mnmertini ou Sacrant^, ils partaient, dès qu'ils avaient vingt ans, pour quelque contrée lointaine. Quelques-unes de ces colonies, conduites par les trois animaux sacrés de l'Italie, le pivert (pt'cus), le loup et le bœuf descendirent, l'une dans le bays desllirpins {hirpus, loup, en langue osque), une troisième dans la contrée qui ne portait encore que le nom générique de Opici, et qui fut le Samnium*. Cette dernière colonie devint à son tour métropole de grands établissements dans la Lucanie^ et la Campanie', où les Samnitcs asservirent les Opiques. De la Lucanie, ils infestaient par leurs courses les terres des colonies grecques qui, environ trois siècles et demi après la fondation de Rome, formèrent une première ligue contre ces barbares et contre Denys l'Ancien, tyran de Syracuse', deux puissances qui les menaçaient également et entre lesquelles elles ne lardèrent pas d'être écrasées. Cette vaste domination, dans laquelle étaient enfermées toutes les positions fortes du midi de l'Italie, semblait destiner les Samniles à réunir la péninsule sous un même joug. Mais l'amour d'une indépendance illimitée, que toutes les tribus sabelliennes avaient retenu de leur vie pastorale, les empêcha toujours de former un

corps. Rien n'était plus divers que le génie de ces tribus. LesSabinsS voisins de Rome, passaient pour aussi équitables et modérés que les Samnitcs étaient ambitieux. LesPicentins^ étaient lents et timides; les Marses^, belliqueux cl indomptables. Qui pourrait, disaient les Romains, triompher des Marses ou sans les Marses? Les Lucaniens étaient d'intraitables pillards, qui n'aimaient que vol et ravage. Les Samnites campaniens étaient devenus de brillants cavaliers, prompts à l'attaque, prompts h la fuite. Chaque tribu avait pris le caractère et la culture des contrées envahies. Les monnaies samnites portent des caractères étrusques^; celles des Lucaniens, des lettres grecques; les autres tribus suivaient l'alphabet osque^ et latin. Toutes les tribus se faisaient la guerre entre elles.

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