Sur Perséo, roi do Macédoine
4. Le mot municipe désigne à la fois la ville et l'habitant. Les municipes sans suffrages avaient les mêmes droits civils que les Romains, mais pas de droits politiques.
dont les droits, plus ou moins brillants, se réduisaienl dans la réalité h recruter jusqu'à extinction de lenr population les armées romaines, tous voulaient devenir Romains. Chaque jour ce titre devenait plus honorable; chaque jour aussi, tous les autres changeaient en sens inverse et devenaient plus humiliants. Dans cctle fatale année de la défaite de Persée, un consul ordonne, pour la première fois, aux alliés de Préneste' de venir au-devant de lui et de lui préparer un logement el d« chevaux. Bienlôl un autre fait battre de verges les magistrats d'une ville alliée qui ne lui avait pas fourni des vivres.
Pour échapper à une pareilio tyrannie, chacun tâchait de se rapprocher de Rome el de s'y établir, s'il était possible. Rome exerçait ainsi sur l'Italie une sorte d'absorption qui devait en peu de temps faire du pays UQ désert et la surcharger elle-même d'une énorme population. L'Italie, n'ayant pu détruire Rome, ne songeait plus qu'à s'unir à elle et l'étoulTait en l'embrassant. Les Latins pouvant seuls devenir citoyens romains, l'Italie iflluait dans le Laiium, et le Lalium dans Rome- Telle était la situation de rilalie. Les extrémités du corps devenaient froides. Tout se portait aa cœur, qui se trouvait oppressé. Le sénateur repoussait du sénat et des charges l'homme nouveau^, le chevalier, le riche, el lui abandonnait en récompense l'envabissemenl des terres du pauvre. Le Romain repoussait le colon ^ du suffrage, le Latin de la cité; celui-ci il son tour repoussait l'Italien du Latium et des droits des Latins. Rome avaîl
•Il de Rnma, aujcurd'liui
i. Onuppelaltunsiuii
venu lux hanlei roocllan
miné l'Italie indépendante par ses colonies, ou elle rejetait ses pauvres; désormais elle ruinait l'Italie colonisée, par l'envahissement des riches qui partout achetaient, affermaient, usurpaient les terres et les faisaient cultiyer par des esclaves.
CËBAIL — LES FÊTES DE LA VICTTOIRE — LA CGNJURATIGN
La vieille constitution romaine ne pouvait plus assurer Tordre. Pendant un sièclo, la République romaine fut troublée par des guerres civiles, d*abord entre les chefs de parti, puis entre les gênéimux. Un d'eux, César, parvint à devenir maître de Rome et la gouverna pendant quatre ans (48-44).
La vieille république sembla tuée avec Caton ^ Le retour de César dans Rome fut la véritable fondation de Fempire. Nous réunirons ici tous les traits de ce grand tableau; quoique dans une chronologie rigoureuse, plurieurs de ces faits doivent se placer plus tôt ou plus tard.
La victoire de César eut tous les caractères d'une invasion de Barbares' dans Rome et dans le sénat. Dès le commencement de la guerre civile, il avait donné le droit de cité à tous les Gaulois, entre les Alpes et le Pô ^ Il mit au nombre des sénateurs une foule de centurions* gaulois de son armée ; il y mit des soldats, des affranchis. Lesvainqueurs de PharsaJe* vinrent bégayer lelatin à côté deCieéroa*. On afficha dans Rome un mot piquant contre
1. dUm, tamomiiié d'Utique, ■fiit défènda la vieille eonttitutioii.
Aprèe k vietoire de Géiar fl le tua à Utlq[oe(46av. J..G.)
f . On appelait Barbares tous les
du Nord était peuplé de Gaulois.
4. Le centurion ctnit l'officier qui commandait une compagnie de cent hommes.