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qui mel deux jours e( une nuit pour vous descendre au la sombre Mende' (un puils dans la montagne); soilqw TOUS préfériez la montée plus facile d'Aubenas* qui mt en Vivarais^, voua cheminez toujours sur la vieille 1«1 de Lan^^edoc*. La tragique histoire de la rnootagaei celle lie la plaine restent pour toujours indissolubleiDa liées l'une à l'autre.
Les Cévennes, qui suivent l'axe de la terre en s'inctt nant de l'est ft l'ouest, ne son! pas, comme les Pyrénées le Jura, une haute muraille dressée, il semble, pt {[arder la France, la hien fermer, chez elle, au midi e l'est. Les Cévennes ne sont pour le pays ni un abri, une protection politique; elles sont pour la France, chi plus précieuse peul-èlre, ce que les Alpes sont pour l'E rope, nne sorte de château d'eau qui verse aux vallées aux plaines de l'Orient, de l'Occidenl el du Midi, la l cheur, la vie, la fertilité.
Cet imme.ise théâtre, cette longue chaîne qui pot ses racines au sud jusqu'aux Pyrénées, au nord jusqij la Bourgogne^, verse de ses vieux cratères", aujourdîl verdoyants, je ne sais combien de fleuves, la bénédici de la France.
Des basses Cévennes, de l'Aigoual^ (le Ruisselant), d cendent pour le Midi altéré une multitude de sourM! de gardons», de rivières, de petits fleuves:
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Vont tous en bas, séparés ou réunis, donner à boire à la plaine brûlante, adoucir Tamertume de ses étangs salés S temettre en mouvement ces eaux lourdes, tristes et mortes. Le Gard abreuve le vieux Languedoc en courant «a Rhône; l'Hérault, le VidourleS en allant se jeter à la mer. Ils traversent ces paysages bibliques, aussi âpres? plus purs que le Jourdain et le Cédron ^!
A Test, des montagnes brûlées* du Vivarais, entre ses ▼illes qui semblent de fer ou de cuivre, tombent au Rhône : TArdèche, l'Erieu, FOuvèze.
A l'ouest, partent, pour arroser le midi et I3 centre de la France, le Tarn, mineur infatigable % le Lot et les deux grands voyageurs, la Loire et l'Allier, qui vont faire deux cents lieues ensemble pour porter leurs eaux à l'Océan. Quoi de plus grand ! un sentiment de religion saisit l'âme.
Les romanciers de la vie bucolique, les Urfé®, les Flo-
damations persistantes des bons Français qui demandent aux touristes moutonniers de ne pas tou« jours reprendre le chemin de la Suisse, de réserver une portion de leurs Yacanees pour nos montagnes de France. Rien do plus beau que certaines parties dos Cévennes dans leur grandeur sauyagc. Dans la Lolêre, le Catuse du Méjan, les Étroits du Tarn, méritent à eux seuls le voyage. Le torrent, mineur étemel, est déjà descendu, se frayant sa route à travers les flancs de la montagne, — à cinq cents mètres de profondeur, plus bas que la via Maia. C'est une œuvre d'art gigantesque, saisissante.
(Note de Madame Michelet.)
4. La côte de la Méditerranée est iiordée d'une ligne d'étangs salés.