Les deux ports de la côte des Basses-Pyrénées
3 Chef-lieu des Basses-Pyrénées.
des Pyrénées, les vignes du Jurançon, i
Henri IV 'connut le goût avant celui du lait desamêi
Si vous arrivei! à Pau un dimanche, vous verrez la population sur les places. L'Espap;nol s'y mêle, nus ou chaussé de spartilles^, gravemenl drapé clin* son manteau brun qui ne le quille jamais. L' vêtue de rouge et de noir, suit, là-bas, la processîomliiûi une dévotion à la sainte Thérèse*. — Vous reconnallreî bien vite le Béarnais k sa petite taille, à excessive. Tous vous saluent, en Béarn. C'est toujours Henri IV pour la parole vive, tous les dehors de l'amitié sans réalité (et pourtant sans fausseté), nulle gi-ossièreté gasconne.
La femme est ici moins fine qu'à Sayonne, le pas eM un peu plus lourd. Mais ce n'est pas à Pau qu'il faut chercher la vraie Béarnaise; vous la rencontrerez plutôt à l'entrée de la vallée il'Ossau°, suivant l'étroit sentier sur son cheial, assise à la Murillo'', avec le morceau de drap plié sur la tète pour coiffure. Cette figure sévère, affinée par la maigreur, ce vieux costume noir, quasi monastique, vous reculent de deux siècles. N'est-ce pas Jeanne d'Albret* chevauchant à travers son pauvre royaume de Navarre ?
La dynastie des vicomtes du Béarn a commencé