Ne ressemblent pas à la Sibylle de Virgile
J. MlCnELET.
patience et de réquanimlté du temps. Elle aiipinit noircie du fond des âges, innis d'autant plus vîclorieuse, non surpassÉe, non démentie.
Il ï a ImuLie d'abord pour les spectateurs el difficnllé de s'orienter. On ne sait, voyant de tous cûlés c« visages terribles, lequel écouter le premier, ni dans pi on trouvera un favorable initiateur. Ces giganicsques personnage. H sont si violemment occupés, qu'on n'oserail s'adresser à eux. Car voilà Ézéchiel dan^i une Turieusc dispute. Daniel copie, copie, sans s'arrêter ni respirer. La Libyca ' va se lever.
Le vieux Zarh.irie, sans cheveux, une jambe liaule el l'autre basse, ne s'aperçoit pas même d'une position si fatigante, dans s-i fureur de lire. La Persica^, le nez pointu, serrée, dans son manteau de vieille qui lui enloppe la tète, bossue de son Ion;; ftge et d'avoir lu de.-t siècles, lit, avare, envieuse, pour elle seule, un tout petit livre en illisibles caractères, où elle use ses jeij ardents. Elle lit dans la nuit, sans doule tard, car je v| à côté la belle Eriithrasa qui, pour écrire, fait ralli son feu éteint el remettre l'huile à la lampe. Sludiet et savantes sibylles qui sont bien du xvi* siècle. Ij jeune et la seule antique, la Delphica^ ,(\a\ tonne suri trépied. Vierge el féconde, débordante de l'Esprit goi de ses pleines mamelles et le soufUe aux narii elle lance un regard âpre, celui de la Vierge de Tj ride*.
Grand souffle et grand esprit! Quel air libre cil ici, hors de toute limite de nations, de temps, de gions I Tout l'Ancien Testament ; est, mais contenu. !