Connétable et grand maître de France
6. Princes de la famille des dues de Lorraine passés au service des rois de France. Les chefs de cette famille étaient alors le duc de Guise et son frère le cardinal de Lorraine, oncles de Marie Stuart.
s'appuyer que sur les princes du sang (Navarre, Condé)). Il leur fail dire de venir un loule hSte. Puis se voyanl si fort et si accompagné, il laisse le cercueil, marche anivivanls, aux Guises, veut les faire compter avec lui. A travers tout Paris, une file interminable de genlitshomnies monirail de son côté toute la noblesse do France. S» famille imposante l'environnait, ses fils à l'Âge d'homme, et, dans les grandes charges, ses neveux, l'amiral Coligny, le cardinal Odet de Châlillon. Dandelol, colonel général de l'infanterie. Superbe Irinité d'uneélile morale, où la diversité produisait l'harmonie; l'alné, le bon Odel aimé de tous, l'ami de tous les gens de lettres et l'homiDU même de la renaissance; Dandelol, le plus jeune, loyal, bouillant soldat, plein de cœur et de conscicuce; ils entouraient avec respect la figure triste et grave, ment résignée, du héros, du futur martyr'.
Des dessins admirables, et terribles de vérité, nouS' conservé cette cour. Ils démentent généralement el estampes, et les mémoires, et les portraits par écrit. Ce; dessins véridiques, inexorables, accusateurs, tracés aui trois crayons par une main émue, et devant lesoriginaui, n'ont pas besoin d'inscription. Ils se nomment d'euimëmes. C'est Guise, c'est le cardinal de Lorraine, c'est Coligny, c'est le connétable. Chacun d'eux fail crier; c C'est lui. >
Donc nous pouvons entrer, avec Montmorency, au Louvre, Nous sommes sûrs d'y voir les acteurs dans leur vrai et naturel visage, comme on les voyait ce jour-là.
Je ne veux dire ici qu'un mot des Guises. Ce qui
i en-
Tlrro el Loul> de Condû, la InmlIJB de Bourbna qui d'nn frère de »1di Louit.
«I CQlign,. plu. I.rd <.»
u fini proleiiani. mande !■ Siinl-Borlhdlciu]
uarme en tous les deux, dans François et son frère le cardinal de Lorraine, c'est la mobilité nerveuse de la ■ace qu'on ne retrouve à ce degré nulle part. Le cardinal, d'un teint infiniment délicat, transparent, tout à fait grand seigneur, évidemment spirituel, éloquent, d'un joli œil de chat, gris pâle, étonne par la pression colérique du coin de la bouche, qu'on démêle sous sa barbe llonde; elle pince, elle grince, elle écrase...
François, d'un teint grisâtre, plutôt maigre, d'un poil blond gris, d'une mine réfléchie, mais basse, malgré sa nature fine et sa décision vigoureuse, n'a rien d'un prince. Figure d'aventurier, de parvenu qui voudra parvenir toujours. Plus on le regarde longtemps, plus il a l'air sinistre. Sa sœur, Marie de Guise*, l'accusait de tirer à lui seul. Son frère, Aumale, ne recevait rien du roi que François n'en fût triste, ne l'en chicanât. Son visage dit tout cela. 11 a l'air chiche et pauvre, et si mauvaise mine, que personne, je crois, n'oserait, contre un pareil joueur, jouer une pièce de trente sous.
La reine mère a a fait faire d'elle-même un grand et magnifique médaillon italien, pièce admirable qu'il faut rapprocher des dessins de la bibliothèque du Panthéon. 31 nous donne et met en saillie le trait essentiel, le mufle traditionnel des Médicis 3, la forte face intelligente, mais bestiale pourtant par une bouche proéminente, qu'offrent leurs plus anciens portraits.
François II et la jeune reine Marie Stuart faisaient un Çrand contraste. C'était un petit garçon qui ne prit sa croissance que six mois après. Pâle et bouffi, il gardait ses humeurs, ne mouchait pas. Bientôt il moucha par