‹ Pages choisies des grands écrivainsChapitre 183 sur 258 · La UibUuUiéquii u · texte numérisé non relu

La UibUuUiéquii u

laire de l'Académie des sciences* vient de réimprimer les pages de la découverte.

La fonction première fut connue, celle qui ne peut, comme les autres, se suspendre ni s'ajourner, celle qui inexorablement, minute par minute, doit s'exercer sous peine de mort. Condition suprême de la vie, qui semble la vie même.

Servet n'avait pas dit la route par où il arriva. Il fallut pour la trouver un demi-siècle encore et le génie d'Har- ?ey'. Mais le fait fut connu. L'humanité put voir avec admiration le charmant phénomène de délicatesse inouïe, le croisement de cet arbre de vie « où la masse du sang, dit Servet, traverse les poumons, reçoit dans ce passage le bienfait de l'épuration, et, libre des humeurs grossières, est rappelé par l'attraction du cœur. >

Une larme du genre humain est tombée sur cette page, un transport de reconnaissance, un ravissement religieux, une horreur sacrée saisit l'homme en surprciiant Dieu sur le fait dans sa création incessante du miracle intérieur qui dépasse l'harmonie des cieux.

Qu'est-ce que le xvi» siècle en son fait dominant ? La découverte de l'arbre de vie, du grand mystère humain. Il ouvre par Servet, qui trouve la circulation pulmonaire, et il ferme par Harvey, qui démontrera la circulation générale. Il enferme Vésale, Fallope^, etc., fondateurs de l'anatomie descriptive, Ambroise Paré*, créateur de la chirurgie.

Ainsi monte sur ses trois assises la tour colossale de la

i. Flourens.

2. Harvey, médecin anglais (1578- 1058)» découvrit le premier la circulaUon du sang.

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