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Us défendirent ensemble

Mayence en 1793 et en sortirent avec les honneurs de la guerre.

4. Envoyé par la Convention comme commandant à l'armée de Mayence.

élu-

J. MICIIELET.

Fmalgré sa farce et sa taille colossale, ne se deslinalt I point à la guerre. Il entrait dans une carrière civile, élu- ' dtait l'architecture ', lorsqu'un jour, à Paris, il voit di un café deux 1res jeunes étrangers, inoffensifs etlimii I qu'insultait un brelteur, un de ces bravaches qui passf toute lenr vie dans l'escrirae, font un jeu d'insulter, ■ h luer pour réparation.

Cette lâche brutalité, cette inhospilalilé honteuse p( notre nation, blessa le grand cœur de Ktéber. Il pri parlides jeunes étrangers, le parti même de la France dont on compromettait l'honneur. Il déclara que la querelle était sienne, et obligea le faux brave qui provoquait des enfants d'avoir alTalre H un homme. Les parents des jeunes étrangers, qui apprirent la chose, furent tonchcs de cette générosité, et firent entrer Kléber dans une école militaire de l'Allemagne'; faveur rare el singulière qu'il n'eût pas obtenue en France, où Louis XVi venait d'interdire tout rang d'officier à cenx qui ne pouvaient prouver quatre degrés de noblesse'.

Hoche eut une alfaire analogue. Soldat aux gai

françaises, il voyait ses camarades vexés par un soi

orticier délateur et spadassin. Il prit pour lui la querelle

commune, et,bravant cedoublepéril, il punit le misérable.

La protection des faibles, l'amour des petits, était leur

instinct et leur lot, à ces chevaliers du nouveau. Un j(

Kléber el Marceau, dans cette afl'reuse Vendée, travi

Gant un pays bnilé. désert, dont la population était

I fuite, aperçoivent dans un bnison un berceau renvei

I Ils approchent, ils y voient deuï toutes petites filli

lient

Filles et berceau, ils emportèrent le tout, malgré un long trajet, jusqu'à la première ville. Les enfants arrivèrent dans les bras de ces étranges nourriceb. On retrouva par bonheur les parents, riches meuniers de la contrée ; dans une fuite précipitée, nocturne, le berceau était apparemment tombé d'une voiture; on pleurait les enfants qu'on croyait perdus.

L'aspect terrible de cette Vendée avait frappé au cœur ces deux héros. On le voit dans les notes de Kléber, qu'il écrivait, le soir, après les marches et les combats du jour.

Quand on lit ces notes touchantes, quand on lit les lettres humaines, profondément humaines, qu'écrivent Hoche, Desaix et Marceau, on pense aux notes de Vauban*, même à celle que Marc-Aurèle écrit dans les forêts de Pannonie^, dans la guerre des Barbares.

Marceau écrit à sa sœur : (ic Ne parle pas de mes lauriers ; ils sont trempés de sang humain ! j>

Ce mot semble se lire dans la belle gravure qui représente Marceau sous Coblentz^, sa gloire et sa conquête, c'est-à-dire bien près de sa fin. Ses rudes soldats apparaissent, à travers le brouillard du Rhin, le long des retranchements. Le héros, amaigri par l'excès des fatigues, est svelte et un peu grêle ; dans ses yeux doux, tristes et sauvages, on sent un cœur bien atteint; il a quelque chose de fantasmagorique; il fait l'effet d'une ombre, comme celui qui a trop vu les morts et qui leur appartiendra bientôt.

En écrivant ces légendes, je les avais ainsi toutes

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