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MORT DE DESAIX

Desaix, né en 1768 dans une famille noble d'Auvergne, était souslieutenant au moment de la Révolution ; il était déjà général de division en 1794. Il fit les campagnes d*Ëgypte en 1798, et se fit remarquer par sa justice et son humanité. Il fut tué en 1800 à la bataille de Marengo.

Il y avait en 1800 des années que Desaix n*avaît revu sa famille, sa mère, tout ce qu'il aimait'. Mais, dans la situation critique où il vit la France', il n'hésita pas un moment à se sacrifier lui-même et tous les intérêts de son cœur. Sans rien attendre, il passa les Alpes, et s'offrit à Bonaparte.

Plus d'un pressentiment sinistre assiégeait son esprit, c II m'arrivera quelque chose, disait-il aux siens ; il y a longtemps que je ne me bats plus en Europe; les boulets d'ici ne me connaissent plus. »

En route, il fut retardé par une insolente attaque de brigands piémontais qui lui tuèrent un homme.

On sait la bataille de Marengo et ses étonnantes péripéties.

Mélas^ avait déjà écrit sa victoire à Vienne. Lui-même se l'ôta des mains, en détachant sur ses derrières un grand corps de cavalerie. Bonaparte, qui de même croyait tenir Mêlas, et qui avait détaché Desaix pour l'envelopper, était fort en péril, si Desaix n'était revenu.

Desaix fit exactement le contraire de Grouchy à Waterloo*. Grouchy s'en tint à l'ordre donné et ne bougea

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