‹ Pages choisies des grands écrivainsChapitre 251 sur 258 · Général autrichien · texte numérisé non relu

Général autrichien

4. En 4815 : Grouchy était avec son corps d'armée à quelques lieues du champ de bataille ^pendant que Napoléon se battait avec les Anglais et les Prussiens

J. MICHELET, pas. Desaix, jugeant la situation changée, enlendanti canon loiatain, ne tint plus compte de l'ordre, reviul^ rétablit la bataille.

Il arrive au premier consul. Les généraux l'enloui ils lui content la journée, lui montrent lasituation. sont d'avis de faire retraite. Bonaparte ne dit rien, presse vivement Desaix de parler.

Desaix regarde le rhamp de bataille; puis, tirant sa montre : i Oui, dît-il, la bataille est perdue n'est que trois heures, nous avons encore le temps d' gagner une autre. »

Simple et noble parole, qui témoigne, pour l'avenii et de son cœur indomptable et du jugement qu'il faisait d'une armée qui, brisée, décimée, pouvait, sur le même champ de bataille et le même jour, ressaisir la victoire! Les troupes fraîches qu'il ramenait avancent pour heurter de front les Autrichiens, les arrêter, pendant que l'armée, ralliée, se jettera sur leur liane. Ils la croyaiei en retraite. Us sont tout h coup salués par la tniti-ailj de douze pièces qu'on démasque devant eux.

Desaix, à cheval, à la tète de la 9» légère', franchit pli de terrain et se révèle brusquement à eux par une charge à bout portant.

Ils répondent. Desaix tombe, atteint d'une balle dani la poitrine.

Il était frappé à mort, et ne pronoiif.a qu'mi mot tombant : « N'en dites rien. »

On le comprit, on lui jeta son manteau sur la tète, Mais on ne parvint pas à cacher sa mort. La 9" en fut furieuse de douleur et de désespoir, et, se précipitant sur ia masse des Autrichiens, elle gagna dans cette terri

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