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Du livro religieux des Perses

J. MK.IIELET.

, il figurait à une revue; une grande dame de lilles, avec la finesse el le lact de son sève, le remarqua enlre tous el dit ; « Voyez-vous celi n'est pas un soldat, c'est le général. »

Du reste, dans sa personne rien de sombre, rien triste; une grande sérénité. Et sous ce calme, uneappl cation extrême, continue, jamais démentie. Elle seule peut expliquer qu'il ait tant fait, tant voulu, laiil pensé, tant projeté dans sa vie de vingl-neuT ans, parti de si bas, ayant à rompre tant et de si cruels obstacles l'elTort de la seule verlu.

Orphelin presque à sa naissance, Hoche n'eut d'aul éducation que celle qu'il se donna lui-même. Nous l'avons appelé un enfant de Paris, quoiqu'il fûl né à Versaîllts. Mais de très bonne beure, il eut Paris, le grand Paris, ■pour éducateur.

Paris a ses séductions, comme toutes les grandes villes , mais pour ceux qu'il n'énerve pas, il est la pli grande école du monde. Là nul objet qui ne puisse truire. Les murs parlent, les pierres racontent, les pai sont éloquents.

Hoche a raconté ses origines dans une lettre magnifique, en réponse à ses ennemis. Fils d'un soldat devenu palefrenier aux écuries du roi, il fut d'abord soutenu par sa tante, une fruitière. Mais bientôt il se suffit à luimême, il se fpt soldat.

Hoche, à vingt ans, faisait son éducation comme s'il eût prévu sa destinée. Il dévorait tout. Faut-il dire que ce grand homme, pour acheler quelques livres, tirait de l'eau, la nuit, chez les jardiniers. Le jour, il brodait des gilets d'officiers et les vendait dans un café que l'on montre encore au bas du Pont-Neuf.

Son imagination élail alors iafinimentaclive et mobile.

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Il lisait, dévorait Rousseau, le bréviaire de la Révolution, en attendant qu'elle vînt. Il lisait aussi des voyages. 11 s'engagea, croyant que c'était pour les Indes; il se trouva que, par une supercherie ordinaire aux recruteurs, ils lui avaient fait signer un engagement dans les gardes françaises*'

Le 14 juillet, Hoche est au nombre des vainqueurs de la Bastille*. Après le licenciement des gardes françaises, il entre (août 89) dans la garde parisienne, instituée par Lafayette, et il y est nommé adjudant sous-officier. Un jour de manœuvres aux Champs-Elysées, le ministre de la guerre Servan' remarque la tenue et la précision du peloton commandé par Hoche, et demande le nom de « ce jeune homme alerte qui conduit si bien sa compagnie ». Quatre jours après. Hoche reçoit le brevet de lieutenant dans le 58* régiment (Rouergue)'. En juin 92, i^ rejoint son corps en garnison à Thionville, et contribue à la brillante défense de cette place assiégée par les Autrichiens. De là, il passe à l'armée des Ardennes, dans la division du général Leveneur.

Venu à Paris pour défendre Leveneur injustement arrêté, Hoche, à son retour à l'armée, reçut du général Barthélémy l'ordre d'aller sur-le-champ s'enfermer dans Dunkerque, menacé par le duc d'York *.

L'affaire de Dunkerque, pour quiconque sait l'ancienne histoire de France, doit passer pour un des plus grands périls que la France nouvelle ait courus. Rappelons-nous que l'Anglais, occupant Calais deux cents ans^, a été pen-

1. Dans la foule qui attaqua la Bastille se trouvaient beaucoup de soldats des gardes françaises; leur régiment tenait garnison dans Paris et avait pris parti pour la Révolution-

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