‹ Pages choisies des grands écrivainsChapitre 256 sur 258 · De 1348 à · texte numérisé non relu

De 1348 à

dant lout ce temps mailre de nos mers, mallre de nos cAles, entrant, sortant à volonté de ce terrible repaire, faisant trembleràchaqueinslanttoutesnos provinces duNord. Telle eût été notre situation s'il eût occupé Dunkerque.

L'indignation donna au\ nôtres une force surhumaine. Les rois étaient pris en llagranl délit, comme voleurs, la main dans le sac, venant voler Louis XVII' qu'ils avaient dit vouloir défendre. Vingt mille Anglais, vingt mille Autrichiens tenaienlDunkerque investie. Hoche se jette dans la place,et fait des prodiges. Devenu chef de brigade, il donne aux travaux une activité extraordinaire; il exécute avec sept mille hommes des réparations qui en auraient exigé vingt mille ; il se met à piocher lui-même. La garde civique est découragée, il relève son énerpie ; les matelots se sont insurgés, il les ramène au devoir. ]\ communiqueà tous son patriotisme et sa flamme.

Dans une foudroyante sortie, il écrase la gauche glaise, Jourdan écrase la droite. L'ennemi n'eût échapper si le général Houchard n'eut, par hésitalioa< faiblesse, lui-même arrêté la victoire.

C'est à Dunkerque que se révéla l'étonnante lucidilj' de Hoche sur les choses de la guerre. Il adressa au Comité de salut public un plan simple et hardi, qui, plus tard, adopté, suivi à la lettre, décida le succès de la campagne de Hollande*.

c Que la mort est amère I » me disaient des vieillards. < Qui nous consolera de la mort du général Hoche ? Elle a République

1 à vin{;t-neuf ans ; tué par le chagrin ? e on ne sait. A l'autopsie, son estomac et g

intestins présentèrent de larges taches noires. Depuis son dernier voyage à Paris, ce jeune homme si robuste était consumé d'un feu qu'il ne pouvait éteindre, c Suisje donc vêtu, disait-il, de la robe de Nessus * ? »

Il expira dans les bras de sa jeune femme, le 19 septembre 1797.

Hoche trouva, lui aussi, la mort amëre, parce qu'au moment où elle le prenait, il sentait qu'il serait peutêtre utile contre Bonaparte. Il commençait à juger cette gloire nouvelle, cet astre inquiétant qui se levait vers l'Italie, c S'il veut se faire despote, disait-il à M. O'Connor, de qui je le tiens, il faudra qu'il me passe sur le corps ! > Hoche lui avait dit ce mot : c Je vaincrai, la contre-révolution, et alors je briserai mon épée. *

Nous avons montré comment nul homme plus que lui n'eût réussi à combattre Bonaparte, parce que nul ne fut plus aimé. Nul aussi n'eut plus d'ennemis. Les royalistes d'abord, qui voyaient en luil'épée de la République. Les fournisseurs ensuite, agioteurs, voleurs, corbeaux suivant l'armée. Faut-il le dire enfin ? les « militaires », une classe nouvelle, avide, à laquelle il fallait un autre homme, un bon maître qui laissât piller. Les bureaux de la guerre, on l'a vu, furent toujours contre Hoche.

Il eut, lui aussi des projets immenses, mais non pas de guerre, de paix. Il rêva la résurrection de deux peuples, les Irlandais et les Wallons '.

« ... Si Hoche eût débarqué en Irlande ^ (c'est Napo-

1. Centaure tué par Hercule : sa robe ensanglantée fut cause de la mort d'Hercule qui eut Timprudenee de s'en revêtir.

2. On appelle ainsi les habitants de la Belgique qui parlent français»

par opposition aux Flamands dont la langue est germanique ; les Wal-

lons habitent l'est de la Belgique.

3. En 1797 Hoche prépara une descente en Irlande. L'Expédition échoua par suite de circonstances imprévues (Voir La France et l'Irlande pendant la Révolutiont par M. E. GuiLLOlf, 1 vol. in-18 jésus, 1888).

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léon qui parle), il aurait sans doute réussi dans ses projets ; il possédait toutes les qualités nécessaires pour en assurer le succès. » Aujourd'hui, hélas ! l'Irlande est perdue, comme la Pologne. Corrompue, elle se vend pour aller combattre et jouir dans l'Inde, ou elle émigré en Amérique, sans y devenir Yankee. Elle revient, comme un mort non vengé !...

Pour les Wallons, ces demi-Français si sympathiques et si vaillants, Hoche eût fondé la République de la Meuse, eût réveillé ce génie méconnu, le génie de la Meuse, de la Moselle et du Rhin vinicole, si différent de l'Allemagne.

Napoléon a osé écrire de Hoche : « Il était ambitieux I » Ambitieux, oui, sans doute, il le fut, mais, on le voit, de cette humaine et généreuse ambition, plus haute que la victoire même I

Pages.

Préface i

La lumière. — Les terreurs de la nuit 8

L'alouette 11

L'hirondelle 13

L'oiseau travailleur. — Le pic 15

Le rossignoL — Le chant 18

La forêt de Fontainebleau 33

Une sapinière dans les Alpes 29

Les insectes des tropiques > 33

Les termites 37

Les fourmis. — La guerre civile 41

La mer vue du rivage. — Granville 49

Le roi des mers. — La frégate 56

Les phares 61

La tempête d'octobre 1859 64

Les guerriers de la mer. — Les crustacés 71

Les victimes. — La méduse 72

L'école de l'héroïsme. — Le harpon 75

Le premier explorateur du pôle sud. — Magellan 77

Un hivernage dans les glaces 79

Kane au pôle nord 83

Attrait et péril de la montagne 86

Page».

L'amphitliéàtre des forêts 89

L'Engadine 93

Une herborisation sur la Bernina 98

Les volcans de Java 103

La mort de la montagne 106

Le paysan de France 113

L'ouvrier des manufactures. — Ses tristesses 119

Nos frères inférieurs 122

L'ouvrier poète 127

Les enfants et les mourants. — L'infini divin 130

Saint François de Sales et madame de Chantai 132

Madame Guyon. — Les Torrents.. 138

Le peuple de Gènes 145

Pauvreté du pays de l'Apennin r 148

Le repas du lézard 150

Virgile sibylle et prophète 154

La veuve 159

L'enfant et les fleurs : . . . 162

La cloche. — Les mélancolies du passé 168

Le livre des jeunes mères ; 170

Un dimanche d'hiver en famille 172

La mort est une fleur 175

L'éducation par les fêtes 180

€ Mon livre » 183

Le culte du feu 187

Les peuples laboureurs et les peuples bergers 189

Eschyle 191

Le temple de Delphes 195

La mort dans la religion des Perses 198

Le petit démon du foyer, le follet 203

Les sorcières du pays basque 209

La fête des morts 212

La Roumanie .... 215

La cave du boulevard Saint-Martin 222

Les deuils 224

Le réveil de ma vocation 228

Deux orages autour du Panthéon 233

Le jour de Pâques 235

Le dialogue des morts ..««.« 237

Pages .

Tableau de l'Italie 241

Tribus pastorales de l'antique Italie 244

Hannibal. — Ses premiers exploits 247

Dissolution de la cité romaine 251

César. — Les fêtes de la victoire. — La conjuration 255

Les Celtes 264

Les Cévennes 267

Le Béarn 271

Meurtre de Tbomas Becket 274

Dévotion de saint Louis. — Ses dernières paroles 279

Les cathédrales du moyen âge 281

Saint François d'Assise. — Saint Dominique 286

Jean sans Peur 290

Captivité de Charles d'Orléans '. 293

Mort d'Henri V et de Charles VI 296

Jeanne Darc va trouver le roi 299

Jeanne Darc interrogée par ses juges 304

Mort de Charles le Téméraire 309

Michel-Ange et la chapelle Sixtine 313

Brunelleschi et Santa Maria délie Fiori 318

Passage des Alpes par l'armée française 321

Calvin et Genève 325

L'imprimerie 328

Le palais de Fontainebleau 332

L'Italie du Corrège 336

Marguerite de Valois (portrait) 339

Ibrahim 342

Rabelais 346

Le château royal d'Anet 352

Les psaumes de Luther 354

Chambord ... 357

La cour à l'avènement de François II 358

Vésale et Servet 362

Mort d'Henri IV 366

Le masque d'Henri IV 372

Le foyer hollandais 373

Versailles 376

Madame de Maintenon 378

Saint-Cy r et Esther 381

492 TABLE DE L*AïiTHOLOGIE.

Pages.

L'année 1 709 384

Vendôme et Villars 389

Mort de Louis , XIV 393

Le régent de France, duc d'Orléans 397

L*avènement du café en France 401

Origines de la fortune de Voltaire 40i

Voltaire chez madame du Ghàtelet 408

Rousseau à Annecy 410

Daniiens 413

Louis XVI et Marie-Antoinette. 418

Latude à la Bastille 424

Les Gordcliers 427

Mort de Mirabeau 433

La fédération du 14 juillet 1790 438

La fuite du roi à Tarennes 443

L'arrestation des Girondins 450

Madame de Staël 456

Le salon de Gondorcet 459

Madame Gondorcet 464

Mort de madame Roland et de M. Roland 466

Nos armées républicaines 470

Les généraux de la République 474

Mort de Desaix 479

Hoche. — Ses commencements. — Sa mort 483

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