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LES PHARES

Après les tempêtes qui engloutissent les marins, Michelet décrit les phares qui leur permettent d'échapper au danger.

Qui peut dire combien d'hommes et de vaisseaux sauvent les phares ? La lumière, vue dans ces nuits horribles de confusion, où les plus vaillants se troublent, non seulement montre la route, mais elle soutient le courage, empêche l'esprit de s'égarer. C'est un grand appui mo-. rai de se dire dans le danger suprême : « Persiste ! encore un effort !... Si le vent, Ja mer, sont contre, tu n'es pas seul; l'Humanité est là qui veille pour toi. »

Les anciens qui suivaient les côtes et les regardaient sans cesse, avaient, encore plus que nous, besoin de les éclairer. Les Étrusques*, dit-on, commencèrent à entretenir les feux de nuit sur les pierres sacrées. Le phare était un autel, un temple, une colonne, une tour. Les Celtes* en élevèrent aussi ; de très importants dolmens^

i. Peuple qui habitait la Toscane I beaux en pierre brute élevés par les

dans l'antiquité.

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