UB PEX3PLE DE GÊNES
Pour arriver a Nervi, où il allait se reposer, Michelet traversa Gènes. 11 en donne une description.
Tonte la côte est fort rude. Le vent y change selon les jours, soit qu'il tombe, raide, de l'Apennin déchiré, soit que l'aigre vent grec, qui vaut au moins la bise, siffle de la mer. A Gênes même, le mistralSqu'attirent deux tor-
i. Vent violent du nord-est.
MicHKUT. — Pages choisies. *)
mil
Biq d'ac
tais 3rid«s. le Poudreux et l'Affamé, il Polsevere, i
IjfHdJto, passe à chaque instanl la ville comme as
trauohafll de l'épée.
tl enivrai qu'un tel climaL redoutable pour le malada
est admirable pour tremper les forts. Gènes est bien U
patrie des âpres génies nés pour dompter l'océan et d(M
BÙier les tempêtes.
Sur mer, sur terre, que d'hommes aveotureus. et d
"^sige audace ! Mazzini ' est un Génois ; et celte côte lîgui
rienne, qui donna à la République franchise son granj
général Ma5séna°,adonné à l'Ilalie son général populainn
a guerrier, Garibaldi '. Le premier écriTaiii polé^
r (nique de l'Italie, Bonaviiio, estdeGéi Race forte, petite et dure, âprement douée d'un génie d'acier, de je ne sais quelle pointe à percer le fer. I] ont beau être ignorants, ils trouvent, ils inventent, a moins des expédients. 11 y a ici dans la montagne n homme étranger à l'horlogerie qui refait les montres leé plus compliquées. Vous les voyez à Savone', sans savoiï ni mathématiques ni charpente, construire de fort beaus ^^^navires, qu'ils vont vendre dans l'Amérique du Sud. ^^L Gênes n'a guère songé au climat, quand elle s'est fon- ^^Bée là, au centre du golfe. Le commerce armé, la rapine^ ^^^B tyrannie de la mer, c'était toute sa pensée. ^^B Sans souci de la terre qu'elle ignorait et méprisait, ^^^Blea, sur l'étroite lisière, entre ta mer et la moutagnSi ^^^Ritassé. d'étage en étage, comme une échelle titaniquà ^^^■e palais de marbre, qui de loin apparaissent les uns snf
^^V 1. Palriote lulien, qui Bl pro