‹ Pages choisies des grands écrivainsChapitre 7 sur 258 · Oiseau de mer, v. page · texte numérisé non relu

Oiseau de mer, v. page

S.Les martinets font souvent leurs nids dans les tours des grandes égliâcà.

3. C'est-à-dire qu'en vertu des lois de la gravitation» il est invinciblement attiré vers la terre.

et la charme de sa grâce, de sou vol et de son gazouillement, doit toutes ses qualités aimables k cette difformité d'avoir peu, très peu de pied; elle se trouve à la fois la première de la genl ailée par le don, l'art complet du vol, d'auti-e pari la plus sédentaire et la plus attachée au nid.

Chez cette tribu à pari, le pied ne suppléant point l'aile, l'éducation des Jeunes étant celle de l'aile seule et le long apprentissage du vol, les petits ont longtemps gardé le nid, longtemps sollicité les soins, développé la prévoyance et la tendresse maternelles. Le plus mobile des oiseaux s'est trouvé lié par le cœur. Le nid n'a pas été le nid nuptial d'un moment, mais un foyer, une maison, l'inléressanl théâtre d'une éducation difficile et des sacrilice>« mutuels. Il y a eu une mère tendre, une épouse fidèle; >jue dis-je? bien plus, déjeunes sœurs qui s'empressent d'aider la mère, petites mères elles-mêmes et nourrices d'enfants plus jeunes encore. Il y a eu tendresse maternelle, soins et enseignement mutuel des petits aux plus petits.

t' I.'0I8EAO TBAVAUXEDK. - LE PIC

près avoir parlé des oisoiiux de proie, Michelel décrit les oi- <ienu\ qui travaillent et qui chantent. Le pic lui parait le type le plus complet de l'oiseau travaillenr.

Le pic ne serait pas l'idéal du travailleur, s'il n'était calomnié et persécuté. Sa corporation modeste, répandue dans les deux mondes, sert l'homme, l'enseigne et l'édilie. L'habit varie; le signe commun de reconnaissance est le chaperon écarlate dont ce bon ouvrier couvi'e généralement sa lëte, son crâne épais et solide. L'iu-

strumeni de son état, qui serl de pioche el d'alèna, d». ciseaii et de doloire, c'est son bec, carrément taillé. Ses jambes nerveuses, armées de forts ongles noirs d'une prise ferme et solide, l'assuront parfaitement sur sa branche, où il reste dos jours entiers dans une attitude incommude, frappant toujours de bas en haut. Sauf le matin, où il s'agite, remue ses niemhres en tous sens, comme font les meilleurs travailleurs qui s'apprêlent quelques moments pour ne plus se déranger, il pioche toute une longue journée avec une application singulière. On l'entend lard encore, qui prolonge le travail dans la nuit et gagne aiiisi quelques heures.

Sa conslitutiou répond à une vie si appliquée. Ses muscles, toujours tendus, rendent sa chair dure et coriace. La vésicule du (iel, très grande chez lui, semble accuser une grande disposition bilieuse, acharnée, violente au travail, du reste aucunementcolérique.

Un jugement fort sérieux sur le pic, c'est celui des Indiens du Nord de l'Amérique. Ces héros' ont bien vu que le pic était un héros. Ils aiment îi porter la lêlo de celui qu'on nomme Pic à bec d'ivoire, et croient que son ardeur, son courage passera en eux. Croyance très fondée, comme l'expérience le prouve. Le plus ferme cœur se sent affermi en voyant sans cesse sur lui ce parlant symholej il se dît : t Je serai tel pour la force et pour la constance, s

Seulement, il faut remarquer que, si le pic est un héros, c'est le héros pacifique du travail. Il ne réclame rien de plus. Son hec qui pourrait être redoutahle, ses ergots très forts, sont préparés cependantpourtouleautre chose que pour le combat. Le travail l'a pris tellement,

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