LA MOHT DANS I^ HELIQIOH DES PER8EB
Mii^hclct clierchc commoiit la mort a Élé cainpriso danslu vîi Kreligion pcrsniie; il df^frit Ic9 funérailles dans lu Perse antiqu lloa cruyance» sur la sort qui nUend.iit les àmos des morti.
Dès que la personnalité apparaît fortement, arr
Torage sombre des questions qui troublent le cœur. La mort? qu'est-ce? et que signifié ce départ qu'on fait malgré soi? Est-ce un voyage? est-ce une faute, un péché, une punition?...
Et quelle ? Que souflfre-t-on ? La pauvre âme là-bas trouvera-t-elle ce qu'elle avait ici, de quoi se nourrir, se vêtir? Le froid surtout, le froid inquiète. Sur les hauts plateaux de la Perse, il gèle (et très fort) au mois d'août. Profonde est l'inquiétude, profonde la pitié, l'affliction. Dans les Fêtes des morts qui viennent à la fin de l'année» pendant dix nuits on les entend qui se parlent entre eux, qui demandent l'habit, l'aliment, surtout le souvenir.
L'Inde védique* fut moins embarrassée. Ce mort, qui des loisirs de la vie pastorale a passé aux loisirs de la vie éternelle, qu'a-t-il voulu? Faire un voyage libre, sans embarras, immense, dans le ciel, sur la terre ; il a voulu connaître les montagnes c et la variété des plantes :» ; il a voulu connaître la profondeur des grandes ondes, mesurer les nuages et faire un tour dans le Soleil. C'est le Soleil même (Sûrya), père de la vie, qui engendra aussi la mesure de la vie, Yâma, ou la mort. — A vrai dire, point de mort. — Yàma, c'est : la loi des êtres. Rien desombre en ceci. Le voyageur, de temps à autre, peut, du grand empire d'Yâma, évoqué par les siens, venir voir sa maison.
Dans la Perse, c'est tout le contraire. La mort est un mal positif. Ce n'est nullement un voyage. C'est une défaite, une déroute, la cruelle victoire d'Ahrimane^ Le mort est un vaincu que le traître a frappé, qu'il voudrait
i. Llnde du temps des Védas, vers le vin* siècle avant Jcsus- Christ