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FRONTENAC ET ELGIN

Les Statues ambulantes

La première partie de notre histoire nationale a été écrite " à coups de canon " : la deuxième " à coups de bills ". Cette boutade du docteur Hubert LaRue a été littéralement coulée dans le bronze. Pendant longtemps les deux

seules statues de la façade du Palais Législatif de Québec furent celle de Frontenac et celle de Lord Elgin. Frontenac, on le sait, a été représenté, par le sculpteur, dans l'attitude qu'il devait avoir lorsqu'il donna à l'envoyé de Phips sa fière réponse : " Allez dire à votre maître que je lui répondrai par la bouche de mes canons," — et une petite pièce d'artillerie se détache en hors-d'œuvre à la droite du héros. Elgin, " l'ami des Canadiens," tient à la main le célèbre bill d'indemnité auquel il donna la sanction royale, malgré les cris de rage des fanatiques et des émeutiers. Ceux-ci brûlèrent le Parlement et jetèrent au noble lord des œufs et des pierres. (Montréal 1849) 1.

Ces deux statues, œuvres de M. Philippe Hébert, ont servi de thème à la fantaisie suivante reproduite de la Kermesse du 7 octobre 1892 2.

Ce que j'ai à raconter est tellement invraisemblable que je me demande si les lecteurs de la

1. Cf. " Le Palais Législatif de Québec." Imp. C. Darveau, 1897.

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