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CEUX UCJI SE BAT TE M

Ils ont frappé du poing le visage du colosse, qui s'est arrêté étourdi.

A vous uiaiutenant, chers enfants de la France! Le signal va être donné.

Nous vous sentons recueillis, impatients, héroïques. Quelle œuvre grande et glorieuse, en effet, faire rentrer dans ces gorges rauques insultes et mensonges, faire claquer au vent nos nobles et claires couleurs sur notre rive du Rhin, de Huningue à Strasbourg, reprendre notre Lorraine avec notre Alsace; et puis, par la victoire du droit, sauver l'humanité !

La lutte sera rude ; les heures pénibles, inquiétantes même peut-être, mais la finale victoire est certaine et suivie d'un beau lendemain.

Après cette guerre, comme après un orage, l'atmosphère se rafraîchira; les poitrines humaines respireront librement. Nous ne serons plus obligés de nous demander chaque année : ^ A quand la guerre? » Ou bien : « Quel traquenard nous ménagent-ils, ces perfides? »

Nous ne nous préoccuperons plus des hochements d'un casque impérial irrité. On ne nous parlera plus de sabre aiguisé, de poudre sèche, et le tapage des anniversaires chômera.

Vraiment, il y a trop longtemps, comme je l'ai souvent entendu dire ces jours-ci dans nos rues, que « ces gens embêtent le monde ». Leur ùter la possibilité d'embêter le monde, c'est votre tâche; après que vous l'aurez accomplie, la patrie vous bénira et l'humanité vous acclamera, chers soldats de la France î

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