Voici cette chanson
, Tirciî. je n'ose Ecouter ton chalumeau
Sous roimcau ;
Car on en cause Déjà dans notre liamcau.
L n co'ur s'txiiose
A trop s'engiger Avec lin berger.
Et toujours répine e't sous la rose.
Tn cis, je n'ose, etc.
On aime à croire que la musique fie celle chanson valait mieux que les vers.
BIOf.nAPlIIE. 7
jamais erfaccs. C'était un grand garçon fort efflanqué, fort 11 Ilot, aussi doux d"esi)rit que faible de corps, et qui tialiusait i)as trop de la i)rédilerlion qu'on avait pour (ni dans la maison c<urime fils de mon tuteur. Nos travaux-, nos amusements, nos goûts, étaient les mêmes : nous étions seuls, nous étions du même âge, chacun des deux avait besoin d'un camarade; nous séparer était, en cjuelque sorte, nous anéantir. Quoique nous eussions peu d'occasions de faire preuve de notre attacliement l'un pour l'autre, il était extrême; et non seulement nous ne pouvions vivre un instant séparés, mais nous n'imaginions pas que nous pussions jamais l'être. Tous deux d'un esprit facile à céder aux caresses, com- [)laisants quand on ne voulait pas nous contraindre, nous étions toujours d'accord sur tout. Si, par la faveur de ceux qui nous gouvernaient, il avait sur moi quelc[ue ascendant sous leurs yeux, quand nous étions seuls j'en avais un sur lui qui rétablissait l'équilibre. Dans nos études, je lui soufflais sa leçon cjuand il hésitait; •i^uand mon thème était fait, je lui aidais à faire le sien; et. dans nos amusements, mon goût plus actif lui servait toujours de guide. Enfin nos deux caractères s'accordaient si bien, et l'amitié qui nous unissait était si vraie, que. dans plus de cinq ans que nous fûmes presque inséparables, tant à Bosseyi qu'à Genève, nous nous battîmes souvent, je l'avoue, mais jamais on n'eut besoin de nous séparer, jamais une de nos querelles ne dura plus d'un quart d'heure, et jamais une seule fois nous ne portâmes l'un contre l'autre aucune accusation. (Coiifessio)is, L I.)