XVIII INTRODUCTION
bury). Mais il ne se fait guère dHlluslon sur la ç^ertu de ces remèdes tardifs. Un jour, à Oxford, comme il vient d'apprendre les convulsions de Paris sous la Commune et les Tuileries en flammes, il termine, brusquement, une conférence sur le Jugement dernier de Michel' Ange, et le Paradis du Tintoret^ par ces mots : « Les temps sont peut-être venus où nous allons apprendre à ne plus regarder les rêves des peintres pour avoir une idée du Jugement ou du Paradis, La colère du ciel ne sera plus longtemps, je pense, contrefaite pour notre amusement, ni son amour méprisé par notre orgueil. Croyez-moi : tous les Arts et tous les trésors des hommes leur sont conservés seulement s'ils ont d'abord choisi^ dans leur cœur, non la colère de Dieu, mais sa bénédiction. Notre terre est maintenant encombrée de ruines, notre ciel est voilé par la mort. Ne pouvons-nous pas nous juger sagement nousmêmes, en quelques points, dès à présent, au lieu de nous amuser avec la peinture de Jugements à venir, ^ »
A dater de Vannée terrible, Vart n'apparaîtra plus que çà et là dans les préoccupations de Ruskin, Son but d'études et d'action, c'est la vie, — la vie sociale qu'il faut réformer sous peine