INTRODUCTION XIX
de voir se renouveler les tragédies de 1871. // va^ prêchant Vahandon de Vustne et de V Industrialisme barbare^ le dédain des richesses, le retour aux mœurs de Vâge d'or et Vunion pour la vie. Par le livre, par le journal, par la conférence, par Vargent, par les fondations de toutes sortes, par les fêtes qu'il institue, les maisons qu'il bâtit, les anciens métiers qu'il ressuscite, il lutte, il entraîne les bonnes volontés contre le progrès, contre la science, contre l'industrie. Il ne compte ni son temps, ni sa peine, ni son or, car il n'est pas de ceux « qui vont dîner chez les riches et prêcher chez les pauvres )>. Ateliers de travailleurs, en plein champ, maisons ouvrières de miss Octavia Hill, bibliothèques populaires, écoles du soir, musées d'art pour les travailleurs du fer à Sheffield, — il jette son argent par toutes les fenêtres toutes les fois que ses fenêtres s'ouvrent sur un beau paysage à protéger ou un misérable à secourir. Les cinq millions qu'il a hérités de son père disparaissent vite dans ce gouffre de la misère et de la charité, et les cent mille francs qu'il gagne chaque année, avec sa plume, vont aussi, en partie, s'y perdre. Le jour vient où il lut faut vendre la plupart de ses tableaux, ses Turner bien-aimés.