XX INTRODUCTION
Mais rien ne l'arrête et, son ardent apostolat pour la beauté de la vie secoue à tel point les âmes de la jeune Angleterre^ que des disciples accourent de toutes parts.
« Nous allons essayer, leur dit-il alors, de rendre quelque petit coin de notre territoire anglais, beau, paisible et fécond. Nous n'y aurons pas d'engin à vapeur, ni de chemin de fer ; nous n'y aurons pas de créature sans volonté ou sans pensée ; Il n^y aura, là, de malheureux que les malades, ni d'oisifs que les morts,.. ». Pour réaliser ce rêve, il fonde une ligue, la Guilde de Saint-George. Le Patron de l'esprit chrétien et de la chevalerie du Moyen âge, doit tuer le dragon de l'Industrialisme, délivrer le peuple des monstruosités de la vie des faubourgs et le transporter sur un sol qu'il travaillera loin de la vapeur, de l'ordure et de la misère. Trois conditions matérielles suffiront à cette vie : de l'Air pur, de l'Eau et de la Terre à cultiver ; trois morales : V Admiration, l'Espérance et l'Amour. Le serment des adeptes de la Guilde de Saint-George s'Inspire à la fols d'une Idée humanitaire et d'une Idée esthétique : « Je ne veux tuer, ni blesser, sans nécessité, aucune créature, mais m'efforcer de préserver et de favoriser