‹ Pages choisiesChapitre 25 sur 113 · LA PASSION DE LA NATURE · texte numérisé non relu

LA PASSION DE LA NATURE

avions à expliquer le s(3iis Ai\ la faim corporelle à quel(|u'un qui ne Ta jamais ressentie, nous pourrions difTicilement le faire par des mois, etcelte joie dans la contemplation de la Nature m'a toujours semblé venir d'une sorte de faim du cœur, satisfaite par la prdsence

d'un grand et saint Esprit

Ce sentiment ne peut être décrit par aucun de ceux qui l'ont ressenti. Le mot de Wordswortli : « Cela me hantait comme une passion » n'est pas une bonne définition, car cest une passion. Le point est de définir comment cela diffère des autres passions. Quelle sorte de sentiment humain, superlativement humain^ est le sentiment qui aime une pierre pour la pierre elle-même et un nuage pour le nuage ? Un singe aimera un singe pour lui-même et une noix pour son fruit, mais non une pierre pour une pierre. Pour moi les pierres m'ont toujours été du pain

{Les Peintres modernes et Praeterita.)

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