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LE PAYSAN DU VALAIS

ENTREZ dans la rue d'un de ces villages et vous la trouverez souillée de cette obscure souillure qui ne peut être endurée que par la torpeur ou par Fangoisse de Famé. Ici, c'est la torpeur, non pas expressément de la souffrance ; ce n'est pas la famine, ni la maladie, mais les ténèbres d'une tranquille endurance. Le printemps n'y est connu que comme la saison de la faux et Fautomne que comme la saison de la faucille, le soleil que comme quelque chose qui réchauffe, le vent comme quelque chose qui glace, et les montagnes quelque chose qui menace. Ils ne savent même ' pas les mots de beauté ou de science. Ils comprennent obscurément celui de vertu.

Lamour, la patience, Fhospitalité, la foi^ s'il savent ce que c'est. Glaner leurs champs côte à côte et partant plus heureux, porter exténués leur fardeau en gravissant les rampes de la montagne, sans un murmure, engager Fétranger à boire à leur cruche de lait, puis voir au pied de leur grabat de mort une pâle figure.

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