‹ Pages choisiesChapitre 88 sur 113 · JUDAS AND C · texte numérisé non relu

JUDAS AND C

Nous sommes très injustes envers Judas Iscariote en Testimant pervers au delà de toutes les habituelles perversités. C'était tout simplement quelqu'un qui aimait l'argent, et comme tous les gens qui aiment l'argent, qui ne comprenait pas le Christ, — qui ne pouvait saisir ni ce qu'il était, ni ce qu'il voulait dire. Il ne prévit jamais qu'il serait tué. Il fut frappé d'horreur quand il vit que le Christ serait mis à mort; il jeta son argent aussitôt et se pendit. Y a-t-il beaucoup de nos modernes coureurs d'argent, à votre idée, qui auraient la bonne grâce de se pendre après le meurtre de qui que ce fût ? Mais Judas était un gaillard vulgaire, égoïste, un peu filou, et une tête brouillonne, sa main toujours dans la bourse des pauvres, ne s'en souciant guère. Impuissant à comprendre le Christ, encore croyait-il en lui beaucoup plus que la plupart d'entre nous ; il l'avait vu faire des miracles ; il pensait qu'il serait bien assez fort pour se tirer d'affaire et que lui, Judas, ne percevrait pas moins quelque petit revenant-bon de

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