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LA LEÇON ^ DE L'HISTOIRE

En achevant le tableau de« guerret civiles et des dissensions religieuse» qui troublèrent la vallée de TArno : Florence, Pisc, Empoli et le» rillç» environnantes, Sienne, Pistoie, etc., durant tout le XI IP siècle, Ruskin »c demamde, à la fin de son livre ^ Le Val d'Arno )►, »i ce »pectacle n*e»t pa» décourageant pour ceux qui croient à la Providence et si ce siècle de foi violente et sauvage que fut le XI II® siècle ne fut pa» maltraité par le «ort plus qu'aucun autre. Et il répond que tel n*est pas le sens de ce» événement». La leçon de l'Histoiret dit-il, la voici :

LA volonté du Ciel qui dispense la grâce et ordonne les diversités de la religion n'a nul besoin d'apologie et ne souffre aucune atteinte des humeurs des hommes, et notre première affaire vis-à-vis d'elle est de taire nos vœux et de calmer nos craintes. Si, dans cet esprit de modestie et de discipline, vous ordonnez votre connaissance croissante de l'histoire de l'homme, vous n'aurez point, à la fin, de difficulté à distinguer entre l'opération de la loi du Maître et les conséquences de la désobéissance qu'il y permet et vous n'accorderez pas à cette loi un respect moindre, s'il

arrive qu'acceptant seulement l'obéissance de Tamour, elle ne châtie pas hâtivement^ ni ne récompense pompeusement avec ce que les hommes appellent récompense ou châtiment. La terre ne se fend pas toujours sous les pieds de Coré etles nuages ne s'assemblent pastoujours à l'appel d'Élie, mais les montagnes, gardiennes pour touj ours , se tiennent autour de Jérusalem ; et la pluie, miraculeuse à jamais, reverdit les champs pour les bons et pour les méchants. Et, si vous voulez bien seulement fixer votre attention sur les conditions de la vie humaine, demandées par celui qui vous l'a donnée : « Il t'a montré, ô homme, ce qui est bon et ce. que le Seigneur attend de toi : seulement agir justement et aimer la miséricorde et marcher humblement avec ton Dieu », vous trouverez qu'une telle obéissance est toujours récompensée par la bénédiction temporelle. Si, vous détournant des manifestes misères d'une cruelle ambition et des égarements manifestes d'une insolente foi, vous évoquez devant vos pensées plutôt la condition de ces multitudes obscures, dont l'histoire ne dit rien, qui labouraient en silence et adoraient avec humilité, aussi loin que les neiges de la Chrétienté portèrent le souvenir de la naissance du Christ ou lo

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soleil du printemps, celui do sa lésurrection, vous connaîtrez que la promesse des Anges de Bethléem a étë litti^ralement remplie et vous prierez pour que vos campagnes anglaises, aussi joyeusement que les rives de l'Arno, puissent encore dédier leurs purs lys à Sainte-Marie de la Fleur.

(Le Vald'Arno.)

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