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XVII

UCGU D. BAlíBÁGELAÍA.

En général^ on appela Rodô le critique. // en était un, en e-ffet, si Von conçoit la critique comme il la concevait : « pas seulement l'expression sûre et ordonnée d'un Jugement, mais une large forme littéraire capable de contenir outre un épisode quelconque de ces voyages que nous appelons des lectures^ une impression, une production réflexe de V art, une note de sympathie, Vécho personnel d'un sentiment qui vibre dans l'âme des temps ». A cette idée de la critique répond V unité primordiale de son œuvre qui persiste à travers elle, et qui quoique protéiste et variée, par le style et par les sujets traités, n'en est pas moins originale et personnelle. Celle-ci nous montre que Rodô passa par les angoisses du Barres de Sous l'œil des Barbares, par les affirmations dît Bourget des Essais de psychologie contemporaine et même par les étapes que suivit, sur le double chemin parallèle de V éthique et de V esthétique, un écrivain que pourtant il ignorait : Robert Humières, dont paraîtra bientôt l'admirable Livre de la Beauté.

Avant d'entreprendre le premier long voyage qui devait précéder celui qui n'a pas de retour, il a senti frémir ses fibres les plus intimes devant la glorieuse France acculée à une déroute qui de loin semblait possible, et alors il revint de nouveau au journalisme, quelques jours avant la bataille de la Marne, le temps de lancer à notre continent latin le superbe manifeste que j'engage mes compatriotes à lire et à relire. C'est le Chant du cygne de mon grand maître.

Après, il n'a écrit que des correspondances pour une revue de Buenos-Aires, dans lesquelles, j'ignore pourquoi, il montre qu' il commençait asentir « le vide effrayant de la

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