XXXVI AVERTISSEMENT
ment s'est formée sa pensée^ et quelles en sont les plus fortes racines. On ne risque jamais^ ici, de ne trouver quun auteur où l'on cherchait un homme ; mais cest dans les morceaux dont nous parlons quel homme montre le mieux où le porte sa vraie nature, et que ion découvre les sources de sa sensibilité^ toute son assise morale.
Il nous a fallu malheureusement écourter la seconde partie. On verra, dans le conte intitulé Mynha, et que nous reproduisons presque en entier, combien Jules Lemaître a senti la poésie de la simplicité et de la foi. Quelques autres contes extraits de En Marge des vieux livres présentent de nouveaux exemples de son talent de prosateur. D'une brève nouvelle, /'Aînée, Jules Lemaître a tiré une pièce, et ceux qui connaissent la pièce liront avec intérêt la nouvelle. Des Rois, son œuvre d'imagination laplus importante, nous n'avons rien cité, non plus, ou presque, que de son théâtre. A cela il y avait plusieurs raisons, dont la plus décisive était que l'on ne saurait guère isoler un passage d'un roman ou une scène d'une comédie. Quelques répliques du Pardon donneront un aperçu du style dramatique de Lemaître ; mais Von ne devra pas oublier que le Conteur et le Dramaturge sont beaucoup plus riches, plus variés, plus puissants, qu'ils n'apparaissent dans ce trop court chapitre.
Cest que nous étions bien obligé d'accorder une place plus considérable à l'œuvre critique sur laquelle le public a fondé d'abord la renommée de Jules I^emaîire. Là comme ailleurs, c'est le souci de ne rien négliger d'essentiel qui nous a guidé., et nous a fait