AVERTISSEMENT XXXVII
sacrifier parfois des pages charmantes à d'autres qui nous semblaient plus caractéristiques. Comment condenser en cent cinquante pages la matière de vingt volumes c? Impressions de théâtre, c?e Contemporains, etc. , dont pas une phrase nest sans intérêt ou sans beauté ? Plutôt que les portraits des auteurs dont a parlé Jules LemaîtrCt le chapitre intitulé le Critique et le Moraliste a pour but de présenter un reflet assez exact de l'esprit du critique lui-même ; mais par quelques articles un peu moins mutilés que les autres^ on jugera s'il savait pousser à fond l'étude d'une œuvre et dévoiler tour à tour., avec leurs couleurs et leur relief, tous les aspects d'un talent. La finesse et la pénétration du moraliste, nous voulons dire de Vobservateur des mœurs, se manifesteront dans des citations plus brèves: une page, un paragraphe quelquefois. On remarquera que des extraits de différents livres se rattachent à un même sujet et se trouvent rapprochés sous un titre commun. En les comparant^ on entrera mieux dans la pensée de l'auteur; on distinguera sa continuité, et aussi ses nuances.
Enfin, nous avons consacré les dernières feuilles du volume aux Opinions sociales de Jules Lemaître. Que Von ny cherche point l'image de saviecivique.il eût été intéressant de la tracer, mais cela passait notre dessein. Des fragments pris généralement dans Opinions à répandre accuseront les tendances de Jules Lemoitre et le caractère réaliste de ses conceptions politiques. Dans le discours que nous donnons à la fin, il explique lui-même quelle doctrine satisfait désormais à toutes ses aspirations. Mais pour connaître les étapes qui ly ont amené, on devra consulter les recueils