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LE CITOYEN FELIX PYAT

4 décembre 1870.

Pendant la bataille, ^I. Pyat s'escrime contre Dieu tant qu'il peut. C'est sa manière de combattre. Il ne lui adresse pas beaucoup d'arguments, mais le crible d'injures. Verlct et ses amis, u tons habitants de la Villette, tous républicains et tous athées », ne feraient pas mieux. Après le certificat de bravoure qu'il a reçu de M. Rochefort, M. Pyat ne saurait mieux prouver qu'il est convaincu que Dieu n'existe pas. Il l'insulte en conséquence, et se moque, mais plus doucement, des soldats qui prient. Trochu et Ducrot l'amusent. Néanmoins il veut passer quelque chose à ces bonnes vieilles croûtes militaires. 11 a résolu de « ne quereller personne pour rien, c'est-à-dire pour Dieu ».

Tel est son genre de rire. Il lâche quantité de ces gentillesses. A ouvrir le Combat, on se fait une idée du spectacle et des parfums dont furent réjouis ceux qui eurent la charge d'ouvrir le cercueil de Voltaire. Une certaine Gàcon, amazone civile et femme de lettres fort débridée, racontant qu'elle recueillit le dernier soupir de l'athée Lalande (celui qui mangeait des araignées),

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