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LES PRUSSIENS A PARTS

Donc, à l'heure qu'il est les Prussiens sont dans Paris. Us passent sous l'Arc de Triomphe. Ils descendent l'avenue des Champs-Elysées. Ils traversent la place de la Révolution, où ils rencontrent les statues de Strasbourg et de Metz ; ils passent sous l'ombre de l'obélisque, — cet obélisque qui a vh Moïse ! Ils longent le jardin des Tuileries ; les voici devant la Colonne, les voici devant l'Hôtel de Ville, les voici partout. Rien ne bouge. Suivant la barbarie du rite antique, le vainqueur a voulu fouler aux pieds le vaincu. Le vaincu n'est pas mort, mais il a l'immobilité de la mort. Que ce pied est lourd, et comment se fait-il que la terre ne tremble point? Quoi! l'Arc de Triomphe n'a pas croulé sur l'ennemi I Quoi ! Napoléon ne s'est point précipité de sa spirale de victoires ! Quoi ! le vieil Arago n'était pas mourant sur le seuil de l'Hôtel de Ville ! Quoi ! Rochefort et Gambetta et Flo({uet et Razoua... Rien !

Pas plus de Razoua que de Trochu ; pas plus de Napoléon que d'autre chose ! Et si quelque aumônier prussien, prolestant ou catholique, veut entrer dans l'ambulance du directeur des postes Rampont ou dans celle du pharmacien Cadet, interdites aux prêtres, ni le

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