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XXVI INTRODUCTION

père dans les différentes étapes de sa carrière universitaire, d'Amiens à Clermont-Ferrand, de Clermont à Paris, être initié tout jeune aux mystères délicats de l'enseignement; puis, comme professeur libre, il a eu à orner, à diriger, à étudier de jeunes consciences.

Le sentiment du devoir social de l'écrivain ne cessant ensuite de l'occuper, il montre dans ses œuvres, par la peinture des dangers qu'ils courent, par les détails de certaines existences, par les périls qu'il ne cesse de signaler aux jeunes gens, combien il a le tempérament d'un éducateur.

Sa méthode d'investigation l'a mis à même de mieux pénétrer les mobiles d'une àme humaine. Il sait mieux lire dans un cœur; il sait mieux ce qu'il faut à un être au début de la vie et ce qui le conduira droit à travers l'existence, ce qui le guidera vers le but désiré. En étudiant les malaises de ses jeunes contemporains, il a pu noter les écueils, les bas-fonds et les leur signaler ; il a dressé comme une carte de la route à suivre et des périls à éviter. Aussi, l'une de ses conceptions les plus saisissantes est-elle dédiée « A un jeune homme » ; c'est que, mû par un merveilleux sentiment de juste et vrai patriotisme, ayant à étudier un danger mortel, il se préoccupait avant tout de « la vie morale de la France même (1) ».

Sachant par tradition, par expérience personnelle, par l'analyse des âmes, ce qui convient aux jeunes gens, ce qui les tourmente, ce dont ils ont besoin et ce qui les menace, il peut, par certains de ses écrits, se montrer leur guide sagace, au moment où, en plein apogée intellectuel, il tient une place si haute dans notre Littérature contemporaine et est comme un des flambeaux qui indiquent sa route à L'Humanité dans les opaques ténèbres de l'âme et du cœur.

Gustave Toldouze.

(I) Le Disciple, par Paul Bourgct. Préface, p. I.

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