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Instrument pour mesurer la vitesse d'un vaisseau

2. On appelle ris, la partie de la surface d'une toile qui est destinée à être repliée quand le vent est trop fort.

laissés là-bas, — et cela seul compte pour lui, il parle et travaille ici machinalement, l'àme ailleurs, ne voyant rien du monde qu'il parcourt, ni de l'inconcevable immensité de la mer.

Dans le repos des soirs, un tel, qui était par exemple : « ^18, hras de misaine bâbord », redevient le Pierre ou le Jean-Marie des premières années et s'en va s'asseoir à côté d'un autre garçon de son pays, qui lui-même a repris son être d'autrefois. Ils se cherchent, ils se trient, par âmes à peu prés semblables, ou seulement par enfants des mêmes villages, tous ces entraînés aux grandes fatigues d'un métier si dur... ^^^i^^'T

Tous les jours, les grands exercici^s, Tes déploiements effrénés de la vie musculaire, les longs cris chantants qui commandent la manœuvre, la musique aiguë des sifflets, le bruit des cordes qui courent, des poitrines qui halètent, des bras qui se contractent ou se tendent sous la toile des vareuses; tout le travail qu'il faut pour animer ces immenses choses éployées qui sont des voiles, et leur communiquer une vie puissante et légère comme à des ailes d'oiseaux...

Mais les soirs, par les beaux temps délicieux, revenaient les heures tranquilles, les veillées aux étoiles. Sur le pont, après les radieux couchers du soleil, on se réunissait pour flâner, causer ou dormir, au balancement très doux du roulis, dans l'air infiniment pur. Par petits groupes triés, on se contait des histoires, ou l'on se chantait des chansons, en attendant l'insouciant sommeil...

(Matelot.)

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