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volonté, une intensité souvent terrible. Plusieurs de ses sens sont développés avec une vigcueur inconnue aux deux autres races : le goût et l'odorat principalement. Mais là, précisément, dans lavidité même de ses sensations, se trouve le cachet frappant de son infériorité. Tous les aliments lui sont bons, aucun ne le dégoûte, aucun ne le repousse. Ce qu'il souhaite, c'est manger, manger avec excès, avec fureur ; il n'y a pas de répugnante charogne indigne de s'engloutir dans son estomac. Il en est de même pour les odeurs, et sa sensualité s'accommode non 'seulement des plus grossières, mais des plus odieuses. A ces principaux traits de caractère il joint une instabilité d'humeur, une variabilité de sentiments que rien ne peut fixer, et qui annule, pour lui, la vertu comme le vice. On dirait que l'emportement même avec lequel il poursuit l'objet qui a mis sa sensitivité en vibration et enflammé sa convoitise, est un gage du prompt apaisement de l'une et du rapide oubli de l'autre. Enfin il tient également peu à sa vie et à celle d'autrui ; il tue volontiers pour tuer, et cette machine humaine, si facile à émouvoir, est devant la souffrance, ou d'une lâcheté qui se réfugie volontiers dans la mort, ou d'une impassibilité monstrueuse.

La race jaune se présente comme l'antithèse de ce type. Le crâne, au lieu d'être rejeté en arrière, se porte précisément en avant. Le front, large et osseux, souvent saillant, développé en hauteur, plombe sur un faciès triangulaire, où le nez et le menton ne forment aucune des saillies grossières et rudes qui font remarquer le nègre. Une tendance générale à l'obésité n'est pas là un trait tout à fait spécial, pourtant il se rencontre plus fré-

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quemment chez les tribus jaunes que dans les autres variétés. Peu de vig'ueur physique, des dispositions à Tapathie. Au moral, aucun de ces excès étranges, si communs chez les Mélaniens. Des désirs faibles, une volonté plutôt obstinée qu'extrême, un goût perpétuel mais tranquille pour les jouissances matérielles ; avec une rare gloutonnerie, plus de choix que les nègres dans les mets destinés à le satisfaire. En toutes choses, tendances à la médiocrité ; compréhension assez facile de ce qui n'est ni trop élevé ni trop profond ; amour de Futile, respect de la règle, conscience des avantages d'une certaine dose de liberté. Les jaunes sont des gens pratiques dans le sens étroit du mot. Ils ne rêvent pas, ne goûtent pas les théories, inventent peu, mais sont capables d'apprécier et d'adopter ce qui sert. Leurs désirs se bornent à vivre le plus commodément possible. On voit qu'ils sont supérieurs aux nègres. C'est une] populace et une petite bourgeoisie que tout civilisateur désirerait choisir pour base de sa société : ce n'est cependant pas de quoi créer cette société ni lui donner du nerf, de la beauté et de l'action.

Viennent maintenant les peuples blancs. De l'énergie réfléchie, ou pour mieux dire, une intelligence énergique; le sens de l'utile, mais dans une signification de ce mot beaucoup plus large, plus élevée, plus courageuse, plus idéale que chez les nations jaunes; une persévérance qu^ se rend compte des obstacles et trouve, à la longue, les moyens de les écarter ; avec une plus grande puissance physique, un instinct extraordinaire de Tordre, non plus seulement comme gage de repos et de paix, mais comme moyen indispensable de conservation, et, en même temps.

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un goût prononcé de la liberté, môme extrême ; une hostilité déclarée contre cette organisation formaliste où s'endorment volontiers les Chinois, aussi bien que contre le despotisme hautain, seul frein suffisant aux peuples noirs.

Les blancs se distinguent encore par un amour singulier de la vie. Il paraît que, sachant mieux en user, ils lui attribuent plus de prix, ils la ménagent davantage, en eux-mêmes et dans les autres. Leur cruauté, quand elle s'exerce, a la conscience de ses excès, sentiment très problématique chez les noirs. En même temps, cette vie occupée, qui leur est si précieuse, ils ont découvert des raisons de la livrer sans murmure. Le premier de ces mobiles, c'est l'honneur, qui, sous des noms à peu près pareils, a occupé une énorme place dans les idées, depuis le commencement de l'espèce. Je n'ai pas besoin d'ajouter que ce mot d'honneur et la notion civilisatrice qu'il renferme sont, également, inconnus aux jaunes et aux noirs.

Pour terminer le tableau, j'ajoute que l'immense supériorité des blancs, dans le domaine entier de l'intelligence, s'associe à une infériorité non moins marquée dans l'intensité des sensations. Le blanc est beaucoup moins doué que le noir et le jaune sous le rapport sensuel. Il est ainsi moins sollicité et moins absorbé par l'action corporelle, bien que sa structure soit remarquablement plus vigoureuse (i)...

(i) M. Martius remarque que l'Européen surpasse les hommes de couleur en intensité du fluide nerveux. (Reise in Biasilien, t. I, p. a5g.)

Il serait inexact de prétendre que tous les mélanges sont mauvais et nuisibles. Si les trois grands types, demeurant strictement séparés, ne s'étaient pas unis entre eux, sans doute la suprématie serait toujours restée aux plus belles des tribus blanches, et les variétés jaunes et noires auraient rampé éternellement aux pieds des moindres nations de cette race. C'est un état en quelque sorte idéal, puisque l'histoire ne l'a pas vu. Nous ne pouvons l'imaginer qu'en reconnaissant Fincontestable prédominance de ceux de nos groupes demeurés les plus purs.

Mais tout n'aurait pas été gain dans une telle situation. La supériorité relative, en persistant d'une manière plus évidente, n'aurait pas, il faut le reconnaître, été accompagnée de certains avantages que les mélanges ont produits, et qui, bien que ne contre-balançant pas, tant s'en faut, la somme de leurs inconvénients, n'en sont pas moins dignesd'être,quelquefois, applaudis. C'estainsi que le génie artistique, également étranger aux trois grands types, n'a surgi qu'à la suite de l'hymen des blancs avec les nègres. C'est encore ainsi que, par la naissance de la variété malaye, il est sorti des races jaunes et noires une famille plus intelligente que sa double parenté, et que de l'alliance jaune et blanche il est issu, de même, des intermédiaires très supérieurs aux populations purement finnoises aussi bien qu'aux tribus mélaniennes.

Je ne le nie pas ; ce sont là de bons résultats. Le monde

des arts et de la noble littérature résultant des mélanges

du sang, les races inférieures améliorées, ennoblies, sont

autant de merveilles auxquelles il faut applaudir. Les

; petits j ont été élevés. Malheureusement les grands, du

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même coup, ont été abaissés, et c'est un mal que rien ne compense ni ne répare. Puisque j 'en umère tout ce qui est en faveur des mélang-es ethniques, j'ajouterai encore qu'on leur doit bien des raffinements de mœurs, de croyances, surtout des adoucissements de passions et de penchants. Mais ce sont autant de bénéfices transitoires, et si je reconnais que le mulâtre, dont on peut faire un avocat, un médecin, un commerçant, vaut mieux que son grand-père nègre, entièrement inculte et propre à rien, je dois avouer aussi que les Brahmanes de l'Inde primitive, les héros de l'Iliade, ceux du Schahnameh, les guerriers Scandinaves, tous fantômes si glorieux des races les plus belles, désormais disparues, ofiFraient une image plus brillante et plus noble de l'humanité, étaient surtout des agents de civilisation et de grandeur plus actifs, plus intelligents, plus sûrs que les populations métisses, cent fois métisses, de l'époque actuelle, et cependant, déjà, ils n'étaient pas purs.

Quoi qu'il en soit, l'état complexe des races humaines est l'état historique, et une des principales conséquences de cette situation a été de jeter dans le désordre ime grande partie des caractères primitifs de chaque type. On a vu, par suite d'hymens multipliés, les prérogatives, non seulement diminuer d'intensité comme les défauts, mais aussi se se parer, s'éparpiller et se faire souvent contraste. La race blanche possédait originairement le monopole de la beauté, de l'intelligence et de la force. A la suite de ses unions avec les autres variétés, il se rencontra des métis beaux sans être forts, forts sans être intelligents, intelligents avec beaucoup de laideur et de débilité. Il se trouva aussi que la plus grande abondance possible du sang

ïs blancs, quand elle s'accumnlait, non pas d'un seul lup.mais par couches successives, dans une nation, 3 lui apportait plus ses prérogatives naturelles. Elle ne lisait souvent qu'augmenter le troubledéjà existant dans s éléments ethniques et ne semblait conserver de son ccellence native qu'une plus grande puissance dans la «ondation du désordre. Cette anomalie apparente e^cplique aisément, puisque chaque degré de mélange »rfait produit, outre une alliance d'éléments divers, un pe nouveau, un développementde facultés particulières. ussitôt qu'à une série de créations de ce genre d'autres éments viennent s'adjoindre encore, la difficulté d'haroniser le tout crée l'anarchie, et plus cette anarchie igmente, plus les meilleurs, les plus riches, les plus iureux apports perdent leur mérite et, par le seul fait ï leur présence, augmentent un mal qu'ils se trouvent apuissants à calmer. Si donc les mélanges sont, dans ne certaine limite, favorables à la masse del'humanilé, . relèvent et l'ennoblis-ient, ce n'est qu'aux dépens de itle humanité même, puisqu'ils l'abaissent, l'énervent, humilient, l'ététent dans ses plus nobles éléments, et iiand bien même ou voudrait admettre que mieux vaut ■ansformer en hommes médiocres des myriades d'êtres ifimes que de conserver des races de princes dont le iDg, subdivisé, appauvri, frelaté, devient l'élément désanoré d'une semblable métamorphose, il resterait encore j malheur que les mélanges ne s'arrêtent pas ; que les ommes médiocres, tout à l'heure formés aux dépens de ; qui était, s'unissent à de nouvelles médiocrités, et que e ces mariages, déplus en plus avilis, na!t une confusion ni, pareille h celle de Babel, aboutit à la plus complète

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impuissance, et mène les sociétés au néant auquel rien ne peut remédier.

C'est là ce que nous apprend Thistoire. Elle nous montre que toute civilisation découle de la race blanche, qu'aucune ne peut exister sans le concours de cette race, et qu'une société n'est grande et brillante qu'à proportion qu'elle conserve plus longtemps le noble groupe qui l'a créée, et que ce groupe lui-même appartient au rameau le plus illustre de Tespèce. Pour exposer ces vérités dans un jour éclatant, il suffit d'énumérer, puis d'examiner les civilisations qui ont régné dans le monde, et la liste n'en est pas longue.

Du sein de ces multitudes de nations qui ont passé ou vivent encore sur la terre, dix seulement se sont élevées à l'état de sociétés complètes. Le reste, plus ou moins indépendant, gravite à l'entour comme les planètes autour de leurs soleils. Dans ces dix civilisations, s'il se trouve, soit un élément de mort qui ne provienne pas des races annexées aux civilisateurs, ou du fait des désordres introduits par les mélanges, il est évident que toute la théorie exposée dans ces pages est fausse. Au contraire, si les choses se trouvent telles que je les annonce, la noblesse de notre espèce reste prouvée de la manière la plus irréfragable, et qu'il n'y a plus moyen de la contester. C'est là que se rencontrent donc, tout à la fois, la seule confirmation suffi:sante et le détail désirable des preuves du système. C'est là, seulement, que l'on peut suivre, avec une. exactitude satisfaisante, le développement de cette affirmation fondamentale, que les peuples ne dégénèrent que par suite et en proportion des mélanges qu'ils subissent, et dans la mesure de qualité de ces

mélanges ; que, quelle que soit celte mesure, le coup le plus rude dont puisse être ébranlée la vitalité d'une civilisation, c'est quand les éléments régulateurs des sociétés et les éléments développés par les faits ethniques en arrivent à ce point de multiplicité qu'il leur devient impossible de s'harmoniser, de tendre, d'une manière sensible, vers une homogénéité nécessaire, et, par conséquent, d'obtenir, avec une logique commune, ces instincts et ces intérêts communs, seules et uniques raisons d'être d'un lien social. Pas de plus grand fléau que ce désordre, car, si mauvais qu'il puisse rendre le temps présent, il prépare un avenir pire encore...

J'ai dit que les grandes civilisations humaines ne sont qu'au nombre de dix et que toutes sont issues de l'initiative de la race blanche. Il faut mettre en tête de la liste :

I. La civilisation indienne. Elle s'est avancée dans la mer des Indes, dans le nord et à l'est du continent asiatique, au delà du Brahmapoutra. Son foyer se trouvait dans un rameau de la nation blanche des Arians.

IL Viennent ensuite les Égyptiens. Autour d'eux se rallient les Ethiopiens, les Nubiens, et quelques petits peuples habitant à l'ouest de l'oasis d'Ammon. Une colonie ariane de l'Inde, établie dans le haut de la vallée du Nil, a créé cette société.

III. Les Assyriens, auxquels se rattachent les Juifs, les Phéniciens, les Lydiens, les Carthaginois, les Hymiarites, ont dû leur intelligence sociale à ces grandes invasions blanches auxquelles on peut conserver le nom de descendants de Cham et de Sem. Quant aux Zoroas-

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triens-Iraniens qui dominèrent dans TAsie antérieure sous le nom de Mèdes, de Perses et de Bactriens, c'était un rameau de la famille ariane.

IV. Les Grecs étaient issus de la même souche ariane, et ce furent les éléments sémitiques qui la modifièrent.

V.' Le pendant de ce qui arrive pour TEg'jpte se rencontre en Chine. Une colonie ariane, venue de Tlnde, y apporta les lumières sociales. Seulement, au lieu de se mêler, comme sur les bords du Nil, avec des populations noires, elle se fondit dans des masses malaises et jaunes, et reçut, en outre, par le nord-ouest, d'assez nombreux apports d'éléments blancs, également arians, mais non plus hindous.

VL L'ancienne civilisation de la péninsule italique, d'où sortit la culture romaine, fut une marqueterie de Celtes, d'Ibères, d'Arians et de Sémites.

VII. Les races germaniques transformèrent, au v® siècle, le g-énie de l'Occident. Elles étaient arianes.

VIII, IX, X. Sous ces chiffres, je classerai les trois civilisations de l'Amérique , celles des Alléghaniens , des Mexicains et des Péruviens.

Sur les sept premières civilisations, qui sont celles de l'ancien monde, six appartiennent, en partie du moins, à la race ariane, et la septième, celle d'Assyrie, doit à cette même race la renaissance iranienne, qui est restée son plus illustre monument historique. Presque tout le continent d'Europe est occupé, actuellement, par des groupes où existe le principe blanc, mais où les éléments non arians sont les plus nombreux. Point de civilisation véritable chez les nations européennes, quand les rameaux arians n'ont pas dominé*

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Dans les dix civilisations, pas une race mélanienne n*apparaît au rang* des initiateurs. Les métis seuls parviennent au rang" des initiés.

De même, point de civilisations spontanées chez les nations jaunes, et la stagnation lorsque le sang* arian s'est trouvé épuisé.

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