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possède rarement l'énerg^îe suffisante pour rendre la séparation aussi absolue qu'elle devrait être, et il conserve le plus souvent un peu de l'opinion qu'il n'a plus, ou même encore de l'opinion qu'il n'a pas. Il est possible, dans des déclarations claires, nettes, de rejeter tels ou tels dogmes, mais il ne l'est pas autant de se soustraire à telles ou telles conséquences de ces mêmes dog^mes, à des notions qui n'existeraient pas sans eux : en un mot, le nombre des consciences résolument blanches ou noires est rare partout ; ce sont les grises qui se rencontrent le plus fréquemment.

Toutefois, je le répète, il faut convenir que, de tous les peuples qui furent jamais, ceux de notre partie du monde, je dis nos contemporains, sont encore ceuï qui ont réussi davantage à se donner des croyances d'apparence homogène. Il n'en va pas de même des Asiatiques. Ils sont tellement loin d'un pareil résultat qu'ils n'en conçoivent même pas l'utilité; ils lui tournent le dos et leur préoccupation est moins de chercher, ainsi que nous, un état de vérité bien circonscrit, bien déterminé, clos de murs, g&rai de sauts-de-loups infranchissables à l'erreur, que de ne pas laisser échapper une seule forme, une seule idée, un seul atome de forme ou d'idée perceptible à l'intellig^ence; voilà ce qu'ils estiment être la vérité; les antinomies noies effarouchent pas. l'immensité des terrains les ravit, le vague des délimitations ou plutôt l'absence de bornes leur semble de première obligation, si bien que, quelle que soit la thèse soutenue devant eux, cette thèse sera importante et digne de leur sympathie, non pas suivant la mesure de l'élan qu'on y remarquera vers l'exactitude.mais suivant

la minutie de la recherche attachée à quelque point négligé jusqu'alors, et que sa subtilité permet de faire, sinon même entrevoir, au moins rêver.

C'est Tusage immodéré de la méthode inductîve qui a amené cette disposition morale. Elle a aiguisé les intelligences très finement, mais, en même temps, elle les a trempées d'une sorte de scepticisme inconscient qui résulte du besoin même de ne pas mettre de bornes à la curiosité métaphysique. Elle a montré tant de choses diverses, elle promène si bien les imaginations au milieu des paysages les plus variés, elle est toujours si disposée à les conduire au fond des abîmes après les avoir fait planer au plus éthéré des hauteurs qu'il ne reste plus ni l'envie, ni le besoin, ni le temps de s'attacher définitivement à aucun des résultats qu'elle présente. On se laisse ; bercer dans cette vague atmosphère ou, mieux, l'on . éprouve sans cesse le sentiment qui fait marcher avec joie les voyageurs dans certaines contrées de montagnes; le chemin est étroit, sans horizon, la route invisible ; : les rochers s'élèvent à droite et à gauche, menaçant de , dérober la vue du dernier lambeau d'azur qui domine . leur sommet; on ne sait comment on sortira; on avance \, pourtant, et enfin le passage se montre; puis, nouveaux ,. doutes, nouvelle issue, et bientôt l'on ne marche plus pour avancer, mais seulement pour le plaisir de dénouer 1 la perpétuelle énigme de la route.

Ainsi des Orientaux et de leurs horizons philosophiques* Nous dirions, et non sans justesse, que l'habitude , où est leur jugement de se livrer sans fin ni trêve à une ^g-ymnastique aussi exagérée a dû le disloquer. C'est la ■vérité pure ; ils sont pleins de feu et d'une facilité d'in-

tuîtion la plus alerte et la plus adroite du inonde; ils excellent, comme on dit, à fendre un cheveu en quatre, et de ces quatre intangibles ils feront un pont qui portera voiture ; ils verront matière à des méditations sans limites, non sans valeur, sur la notion la plus minuscule ; mais il est certain, en même temps, que cette faculté morale que nous appelons le bon sens et qui, soit dit en passant, nous déprime pour le moins aussi souvent qu'elle nous guide, n'est pas chez eux en équilibre parfait avec leur puissance imaginative et leur rapidité de conception ; à vrai dire, le bon sens manque chez eux ; aussi n'en aperçoit-on guère la trace dans leurs affaires de quelque ordre que ce soit. Tout ce qui les mène et les pousse y est généralement étranger. Leur vie entière s'écoule à n'en faire presque aucun usage. Les grandes choses, peu communes partout, leur sont cependant plus accessibles et plus familières que les choses raisonnables.

Certes, rien n'est fâcheux dans la conduite des affaires positives comme ce vacillement perpétuel du jugement. Aussi voit-on, dans les siècles actuels, les Orientaux, qui ne manquent, assurément, pas plus de courage et de résolution que d'esprit, devenir, à tous les degrés, les victimes d'aventuriers européens coulés dans un métal bien inférieur au leur, mais plus rigide. Ce qui n'est pas moins digne de remarque, c'est que cette infériorité, si fâcheuse pour eux, à notre avis, ne les affecte pas autant que nous serions portés à le supposer. Ce n'est pas dans les avantages de la vie matérielle, de la vie sociale ou politique que les Asiatiques ont placé l'idéal du souverain bien. La première de toutes les affaires, à leur

sens, et je parle ici de la disposition générale parmi eux, c'est de connaître le plus possible et avec le plus de détails possible les choses supernaturelles. Toutes les nouvelles qu'on leur en apporte, quelle qu'en soit la source, ont du prix à leurs yeux. Pour peu qu'ils aient acquis en vous un certain degré de confiance, les Asiatiques sont disposés à vous livrer ce qu'ils savent de cet objet de leur souci en échange de ce que vous savez vous-mêmes. Ils ont besoin du monde qu'on ne voit pas ; ils le sentent peser sur eux ; ils se débattent contre l'impression perpétuelle du mystère ; ils cherchent quelque chose au-dessus de la vie courante et, dans une agitation, dans une attente, dans un désir, dans une fièvre qui ne se calme pas, on les voit en alerte, leurs yeux cherchant à s'ouvrir sans mesure, regardant en l'air etpartout, inquiets de la vie à venir bien plus que de tout ce qui est au monde. Ils ont peur de manquer Dieu ou même que Dieu les manque.

Si certaines classes de leur société étaient seules ainsi disposées, ce ne serait pas une grande merveille. Mais, encore une fois, le trait important, c'est que toutes les classes sont livrées au même démon, et on le sent aussi vif chez le dernier des muletiers que chez le premier des moullas. Chacun, à vrai dire, en Asie, a l'esprit ecclésiastique ; chacun aime à exposer, à démontrer, à prêcher et à entendre prêcher. Il n'est là personne, pas môme tel mauvais garnement, qui, à certains moments, ne sache prendre, non pas tant pour tromper autrui que pour s'édifier lui-même, an ton de nez fort dévot et déduire des considérations dogmatiques dont on ne se serait pas attendu à trouver môme l'instinct le plus superficiel uni

à cette chemise déchirée au cabaret, à ce poignard fanfaron et à ce bonnet de travers. Il ne faut pas non plus méconnaître qu'il ne s'agit pas ici de tels ou tels religionnaires, mais bien de tous les Asiatiques : les observations qui précèdent s'appliquent à la généralité, sans distinction de culte. Voilà donc que ces cultes, sans distinction, je le répète, sont rapprochés les uns des autres, en dépit de leurs divergences, par ces trois premières causes de sympathie : usage commun des méthodes inductives poussées à l'excès, curiosité exagérée des faits théologiques, habitude de divaguer.

11 n'est de vraiment haineuse que l'opinion qui, pétrifiée en elle-même, ne parle pas. Les Indépendants de Cromwell, les Puritains de la Grande Rébellion étaient fort dangereux pour les catholiques, parce qu'aucune considération n'aurait pu amener ces sectaires à raisonner avec des gens condamnés une fois pour toutes. Mais quand on dispute, on discute et, quand on discute, on cause, et c'est ici le cas de répéter après le Maréchal de Montluc que ville qui parlemente et femme qui écoute sont près de se rendre. La passion des Orientaux pour les entretiens de philosophie et de religion les a accoutumés atout entendre, et quand il est arrivé deux fois que le mouUa le plus disposé à l'intolérance s'est rencontré avec des juifs, des chrétiens ou des guèbres, voire même avec des Banians hindous, il se sent disposé à un certain calme, d'autant qu'avec la mobilité naturelle de son esprit il n'a pas manqué de conserver en sa mémoire une partie des arguments contraires à son opinion qu'il a entendu fournir, et il les garde moins pour réfléchir sur leur perversité ou leur débilité que pour chercher à

en tirer quelque quintessence qu'il puisse mêler aux notions qu'il possède déjà. Ces sortes de combinaisons constituent un arrangement des plus usités. Les musulmans albanais se font un devoir de brûler des cierges à saint Nicolas. Les chrétiens mirdites consultent avec respect les derviches. Les femmes de Khosrova, en Ghaldée, font des oiBfrandes à Notre-Dame pour obtenir des enfants et, si leur vœu a réussi, elles ne manquent pas de se présenter à l'église, afin, de remercier, et elles prennent soin de s'informer des rites qu'il leur faut accomplir afin de faire leurs prières à la mode chrétienne, ce qui, suivant elles, montre mieux leur déférence et leur bonne volonté. A Pondichéry, le territoire n'étant pas très étendu, la conciliation est allée encore au delà ; non seulement les musulmans ont adopté des Hindous et des chrétiens l'usage des processions, qui leur est primitivement étranger et qu'ils ont pourtant rattaché tant bien que mal au culte parfaitement hétérodoxe de leurs saints, mais de plus les trois communions se font un devoir et un mérite d'observer leurs fêtes en commun et d'assister avec un égal recueillement à leurs solennités mutuelles. Dans le goût qui les rapproche, les communautés n'ont pas borné leur éclectisme à la pompe de processions absolument semblables. Les catholiques ont ajouté à leurs rites la représentation de drames religieux interminables qui, par le système dramatique dans lequel ils sont composés, ne permettent pas de méconnaître des copies des taziehs shyytes et surtout des représentations brahmaniques.

Chacun possède en propre une religion positive. On est

musulman, juif, chrétien, guèbre, Hindou, et tel on est né, tel on meurt. Les conversions proprement dites, d'une foi à une autre, sont des plus rares et tellement onéreuses au petit nombre de ceux qui s j laissent aller que Ton voit généralement leurs enfants, sinon euxmêmes, revenir à la religion des aïeux. On peut citer à celte occasion l'exemple de beaucoup de juifs de Perse devenus musulmans, dont les uns ont fait retour purement et simplement au mosaïsme, tandis que les autres y ont ramené leurs enfants, tout en restant dans leur foi nouvelle, et, ce qui est digne de remarque, c'est qu'il n'en est résulté, pour ces apostats, aucune querelle avec les autorités du pays, bien que le Koran édicté des peines mortelles contre un pareil crime. Mais les raisons politiques qui ont amené le Prophète, sans beaucoup de succès, à ne vouloir que des musulmans dans l'Arabie, et qui ont, de même, porté les Turcs à se montrer sans pitié pour ce qui constitue chez eux une désertion civile, n'existent pas ailleurs. La tolérance pratique des idées l'emporte donc et on laisse chacun libre de faire ce qu*il entend, à moins que des causes toutes mondaines ne s'y opposent. Ainsi, il faut considérer, en général, la conscience d'un Asiatique comme composée des ingrédients religieux et philosophiques suivants :

1 Un titre à peu près nu de religionnaire ;

2® Une foi plus ou moins vive dans certains des préceptes du culte avoué ;

3° Une opposition résolue à beaucoup de ces préceptes, fussent-ils des plus essentiels ;

4® Un fonds d'idées tenant à des théories complètement étrangères et qui prend plus ou moins de place ;

5® Une disposition constante à favoriser la pérégrination de ces idées et de ces théories et à remplacer les anciennes par des nouvelles...

C'est une règ'le de la sagesse antique, comme de celle des philosophes de la Grèce, que toute opinion sur les entités supérieures doit être environnée de mystère. En premier lieu, le respect qu'on doit aux choses saintes l'exige. Il n'est pas raisonnable (je parle ici le langage des gens que j'observe) de jeter des vérités élevées devant des esprits indignes de les concevoir, et l'indignité résulte tout aussi bien de la non-préparation et de la seule ignorance que de l'hostilité et du mauvais vouloir. Pour mériter la participation à une doctrine quelconque, il faut une initiation dont le caractère et les épreuves varient suivant les bonnes ou mauvaises dispositions, connues ou supposées, du néophyte. Quant à la divulgation indiscrète, l'antiquité, par les accusations si fréquentes de profanation des mystères dont elle a poursuivi plusieurs de ses grands hommes, nous a fait assez voir combien elle en était révoltée. Cette façon de penser, venue d'Asie, s'y est conservée tout entière.

C'est une des causes latentes, mais certaines, qui justifient la répugnance des musulmans à laisser les chrétiens ou les juifs entrer dans leurs temples. Il en est de même pour ceux-ci quant à leurs lieux de prières, et pour les guèbres quant à leurs ateshgâhs. Chez tous, la raison de la défense est la même que chez le prêtre de la grande Diane des Ephésiens.

Ensuite, il n'est pas bon d'exposer sa foi à l'insulte des incrédules^ attendu que l'on peut rencontrer un

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sophiste qui profitera de sa supériorité d'adresse pour ébranler chez le fidèle des idées, en elles-mêmes incontestables, mais que leur partisan ne saura pas défendre. De sorte que le malheureux, frappé par son imprudence, déchu des augustes prérogatives du croyant, se trouvera dans la même position qu'un voyageur dépouillé de son or par des bandits. L'or et la foi n'auront rien perdu de leur valeur, mais, dans les deux cas, la victime n'y sera plus participante. Il est donc de prudence élémentaire de ne pas afiPronter des argumentateurs trop retors : et, dès lors, il est nécessaire de ne pas avouer ce qu'on pense et de cacher avec soin ce qu'on croit.

En outre, une raison forte, bien que d'un tout autre ordre, milite dans le même sens. Le possesseur de la vérité ne doit pas exposer sa personne, ses biens ou sa considération à l'aveuglement, à la folie, à la perversité de ceux qu'il a plu à Dieu de placer et de maintenir dans Terreur. En tant que sage et marchant dans la bonne direction, il est précieux à Dieu; sa prospérité, son salut importent au monde. Parler à la légère ne pourrait jamais produire d'avantages ; car Dieu sait ce qu'il veut, et s'il lui convient que l'infidèle ou l'égaré trouve la vraie route, il n'a besoin de personne pour opérer ce miracle. Il faut donc considérer le silence comme utile, et savoir que parler, en exposant la personne du croyant et souvent la religion même, est inopportun et devient quelquefois impie.

Pourtant il est des cas où le silence ne suffit plus, où il peut passer pour un aveu. Alors on ne doit pas hésiter. Non seulement il faut alors renoncer à sa véritable opinion, mais il est commandé d'accumuler toutes les ruses

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pour que l'adversaire prenne le change. On prononcera toutes les professions de foi qui peuvent lui plaire, on exécutera tous les rites que Ton reconnaît pour les plus vains, on faussera ses propres livres, on épuisera tous les moyens de tromper. Ainsi seront acquis la satisfaction et le mérite multiples de s'être mis à couvert ainsi que les siens, de n'avoir pas exposé une foi vénérable au contact horrible de l'infidèle, et enfin^ d'avoir, en abusant ce dernier et en le confirmant dans son erreur, imposé sur lui la honte et la misère spirituelles qu'il mérite.

C'est là ce que la philosophie asiatique de tous les âg-es et de toutes les sectes connaît et pratique, et que l'on appelle le Ketmân. Un Européen serait porté à voir dans ce système, qui ne rend pas seulement la réticence indispensable, mais qui détermine l'emploi du mensonge sur la plus vaste échelle, il y verrait, dis-je, une situation humiliante. L'Asiatique, au rebours, la trouve glorieuse. Le Ketmân enorgueillit celui qui le met en pratique. Un croyant se hausse, par ce fait, en état permanent de supériorité sur celui qu'il trompe, et fût-ce dernier un ministre ou un roi puissant^ n'importe ; pour l'homme qui emploie le Ketmân à son égard, il est, avant tout, un misérable aveugle auquel on ferme la droite voie, qui ne la soupçonne pas ; tandis que vous, déguenillé et mourant de faim, tremblant extérieurement aux pieds de la force abusée, vos yeux sont pleins de lumière ; vous marchez dans la clarté devant vos ennemis. C'est un être inintelligent que vous bafouez ; c'est une bête dangereuse que vous désarmez. Que de jouissances à la fois!

sera dans tous ses détails le sentiment contre lequel il s*était tant révolté.

Car, avec les Orientaux, nul secret n'est g'ardé long*temps.

Un des faits qui étonnent davantage quand on vit au milieu d'eux, c'est de s'apercevoir que cette g'rande affectation de mystère qui entoure la vie de chacun n'est qu'un voile suspendu par en haut, non attaché par en bas, voile léger, que le moindre souffle d'air dérange et qui s'écarte à chaque instant pour laisser voir même les choses les moins nécessaires à rendre accessibles au public. Du temps de Feth-Aly-Shah, les scènes de son harem défrayaient de leurs détails un peu singuliers toutes les conversations des bazars, et l'on se disait publiquement, librement, le nom du marchand géorgien, du brillant cavalier nomade ou de l'élégant mirza qui avait trouvé, la veille au soir, l'accès libre et de quelle façon il était entré. Si ces indiscrétions se commettent avec un laisser-aller bien étrange en matière si délicate, on peut aisément croire que la chronique scandaleuse des particuliers n'est pas plus soustraite aux commérages. En effet, l'indiscrétion va loin sur ce chapitre, et Ton est forcé de conclure bien vite que la clôture des maisons et la voilure des femmes ont, pour conserver les secrets, justement l'effet contraire à celui que l'on suppose d'abord. Puisque les Asiatiques parlent avec tant d'ingénuité de choses qui les touchent de si près, il n'y a pas à s'étonner qu'ils aient autant d'intempérance d'imagination et dé langue dans le domaine des idées. Le Ketmân leur sert plus à en faire un carnaval perpétuel, à se rendre insaisissables à force de déguisements et

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de mobilité, qu'à dissimuler réellement leur pensée. Un ifiusulman soufy, très avancé, me confiait que la Perse, à son avis, ne contenait pas un seul musulman absolu. Je suis tenté de croire que la proposition doit s'étendre et se transformer ainsi : TAsie Centrale ne contient pas un seul relig'ionnaire qui ne reconnaisse que les. seuls préceptes de sa foi et qui les admette tous.

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