LOUIS DE LAUDON
Il avait l'esprît fin, cultivé à peu près sur certains points, en friche sur d'autres ; il avait de l'honneur, un cœur de substance légère, facile à fêler, aussi facile à raccommoder; perspicace pour les petites choses, myope pour les grandes dont il ne découvrait que des parties, sans jamais saisir l'ensemble; mais, surtout, il était
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curieux, curieux à l'excès des affaires des autres, et Tintérêt réel, vrai, sympathique qu'il y prenait, le dédommageait du peu de sérieux de ses propres affaires.
Il s'était attaché à Lanze en découvranten lui une foule de qualités étrang^ères à sa propre nature et qui l'étonnaient. Il se sentit de môme attiré vers Wilfrid Nore, et celui-ci ne le méritait pas moins, bien que d'une autre manière.