XIV INTRODUCTION
Aussi l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres lui ouvre- t-elle ses portes cette année même; puis, l'année suivante, l'Académie française. Mérimée avoue lui-même que son élection lui fit ce un sensible plaisir ». Il avait su du reste concilier, en faisant ses visites, ses intérêts et sa dignité. Inspecteur général des monuments et académicien, doublement académicien, il va s'efforcer maintenant de remplir avec conscience ces diverses et délicates fonctions jusqu'au jour où, après la Révolution de 1848 et avec l'Empire, il aura deux autres rôles à jouer en ce monde, celui de courtisan et de sénateur. Tout en continuant ses tournées d'inspection, où la solitude commence à lui peser, où il s'ennuie de ses amis, où il a assez parfois du métier lui-même \ il écrit de solides et lumineux articles sur Varchitecture en France au xix^ siècle, ou encore sur VAmphithéâtre d'A7'les, ou sur V Église de Saint- Savln et ses peintures murales, ou sur l'architecture et les réformes à introduire dans la classification de nos collections nationales, etc. % voilà pour les arts; voici pour les Lettres : il paie son tribut à l'Académie des Inscriptions, dès 1844, par une note sur des inscriptions romaines, en 1845, par une note sur l'expression latine : Signa inferre\ enfin les
1. « Tout le jour il faut ou marcher ou courir la poste et le soir malgré la fatigue il faut brocher une douzaine de pages en prose. •> L. à VInc. 29 sept. 1843.
2. Citons d'autres articles : un Bas-relief du Musée du Louvre-, Notre-Dame de Laon; Une statue d'Hercule; La Restauration de St-Denis; Sur les arts en Espagne, les Églises de Germiny (Loiret), de St-Thibault (Côte-d'cr), de Chateauneuf; sur l'isolement de la Ste-Chapelle, etc., etc.