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INTRODUCTION. XVII

Quelques-uns de ses amis le boudèrent ; il rompit fièrement avec eux. Familier des souverains, qui le reçoivent souvent dans l'intimité, qu'il accompagne (bien malgré lui parfois) dans leurs villégiatures diverses, pour lesquels il se fera en plusieurs circonstances à la fois imprésario, auteur et acteur, il s'applique surtout à étudier l'Impératrice, aussi disposé d'ailleurs à l'admirer que capable aussi, par affection même, de la contredire. Quant à l'Empereur, le scepticisme et le dédain qu'il avait eu tout d'abord pour ce le pauvre président », se change bientôt en intérêt et en respectueuse affection. Il va collaborer avec lui pour la fameuse Histoire de César.

Au reste ces nouvelles occupations ne l'empêchent pas de travailler. Il est accablé et s'accable lui-même de menues besognes, peut-être pour ne pas trop penser à celle dont il déplore la perte. Car si tout d'abord il n'a pas senti trop fort son malheur, il n'a que trop souffert par la suite; il est devenu a très véritablement malheureux ' », et il regrette presque de n'avoir point la foi pour y chercher et y trouver des consolations! Il travaille donc, et il voyage en composant articles et volumes. Nous le trouvons tantôt à Paris, tantôt à Madrid, à Berne, à Londres, qui est un de ses séjours de prédilection, et où il retrouve son ami Panizzi, étudie l'organisation du British Muséum, et donne sur la politique du pays des détails intéressants. En 1856 il va en

1. Cf. la correspondance publiée par la Revue des Deux Mondes, mars-avril lS9ô.

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