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INTRODUCTION. XLIX

n'y a pas là l'habile composition du Charles XII de Voltaire. Mais n'est-ce pas déjà beaucoup que ces récits fassent souvenir d'une telle œuvre et y puissent être comparés? N'est-ce donc rien si nous lisons encore aujourd'hui son Catilina sans ennui et, qui plus est, avec profit? S'il n'a pas la baguette magique d'un Michelet pour donner une vie aussi intense que la réalité aux époques et aux hommes disparus, il reste un historien judicieux, bien informé et presque toujours intéressant, sinon pathétique. C'est une louange qui peut suffire. Il n'en désirait pas d'autre.

L'intérêt ne manque pas non plus, quoique d'un autre genre, dans les articles de critique, historiques, littéraires ou artistiques de Mérimée. Même il en est d'excellents, qui font admirablement connaître les choses, les œuvres et les hommes dont parle l'auteur. Dans ses articles historiques ou littéraires sa principale, sinon sa seule préoccupation est, soit de marquer les progrès de la science et de faire revivre, grâce au livre qu'il résume, telle ou telle époque disparue, soit de condenser en quelques pages tout ce qui est capable d'éclairer à la fois la physionomie et les œuvres d'un écrivain. On peut citer parmi ses meilleurs, ses articles sur l'histoire de la Grèce par Grote, et ceux sur Beyle, sur V. Jacquemont, sur Th. Leclercq, sur Pouchkine, sur Tourguenef enfin. 11 met tous ses efforts, non pas à briller lui-même comme tant d'autres aux dépens de celui dont il parle, mais à instruire ses lecteurs en quelques pages pleines et rapides, d'une clarté

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