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INTRODUCTION. V

s'écria-t-il , puisqu'on se moque de moi, je ne demanderai plus jamais pardon. » Ce qu'il fit '. Et Sainte-Beuve d'ajouter : ce Ainsi en tout. Comme il vient un moment, et très vite, où les choses nous éclatent de rire au nez, il ne leur demanda plus jamais pardon, en rien, et contracta l'ironie profonde. )) C'est trop exagérer. On ne contracte guère si jeune a l'ironie profonde ». Ce qui est vrai, c'est que le jeune Prosper sut veiller davantage par la suite sur ses impressions et donner à l'expression de ses sentiments une forme moins apparente et plus discrète. A cette habitude contribuèrent, sans le vouloir, et ses cousins les Dubois-Fresnel, qui le taquinaient volontiers, et ses camarades du collège Henri IV, où il faisait ses études, sans succès éclatants d'ailleurs.

Il en sortit vers dix-huit ans. Sur le désir de son père, et malgré de réelles dispositions pour la peinture, il se tourna vers le droit. Mais il s'y mit sans hâte et sans goût, partageant son temps entre les plaisirs et la littérature. Il était de bon ton alors de ne rien négliger de gaieté de cœur..., surtout les plaisirs.

Il fréquente toutefois chez M. Stapfer, chez Violletle-Duc, chez Etienne Delecluze. Il y connut Humbolt et Bonstetten, Victor Cousin, Victor Leclerc, Saint-Marc-Girardin, Henri Patin, Sainte-Beuve, Charles de Rémusat, d'autres encore, comme Théodore Leclercq et Adrien de Jussieu. Déjà très lié

1. M. D'Haussonville {Et. biogr., 1885) raconte autrement cette anecdote. La chose est sans importance.

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