‹ Pages choisies;Chapitre 2 sur 91 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

C'est toujours une tâche délicate que de traduire un grand poète. Mais quand celui-ci est un musicien « avant toute chose ))j un verlainien aux subtiles nuances, on a davantage la crainte de Tavoir trahi . Resterait-il dans une langue étrangère quelque chose de la magie des mots ? trouverait-on en français l'équivalent de certains vers de Dario, souples et fugaces comme des lieds ? Nous avons au moins voulu l'essayer et nous nous sommes adressé, pour avoir toutes les chances de réussir, à quelques écrivains d'élite, choisis parmi ceux qui connaissent le mieux les littératures d'Espagne et d'Amérique.

M. Max Daireaux, dont hier encore nous avons applaudi Nos sœurs latines^ a traduit superbement les proses choisies du poète qu'elles aimaient; le maître écrivain Georges Hérelle à donné à V Entretien des Centaures cette élégance souple et harmonieuse que nous admirons tous dans ses traductions de d'Annunzio ; un poète en prose, M. Gabriel Soulages, a prêté son rythme chantant et langoureux à certaines pages du maître, exquisement frivoles ou désolées. Enfin M. G. Jean Aubry, musicien et poète, dont certaines

^ I ^ Dario. — a

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