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XXXI X

PRÉFACE

'centenaire de Colon. Il fait là-bas la connaissance de tous les écrivains célèbres de l'époque et la nouveauté de ses accents, qui avait déjà surpris le critique Valera, lui attire la sympathie des jeunes. Plus tard il devait être ministre de son pays à Madrid. C'est à Paris où il revenait en 1900 visiter l'Exposition Universelle, qu'il aura séjourné le plus longtemps. Faubourg Montmartre, ou rue Herschel, ou rue d'Odessa, ou rue Corneille, ou rue Michel-Ange, tous les écrivains américains, de passage en France, allaient saluer le maître. Il connut à Paris Verlaine, Moréas qu'il affectionnait tout particulièrement, Remy de Gourmont dont il devint le très fidèle ami. C'est Gourmont qui le premier avait loué les Proses Profanes dont le titre, écrivait-il, « est une trouvaille ».

Rubén Dario a publié les œuvres suivantes : Primeras Notas Epistolas y poemas Managua (1885), Ahrojos (1887) paru à Santiago du Chili, Rimas (1888) Canto à las gJorias de Chile, et le roman Emelina publiés aussi à Santiago, ainsi que A. de Gilbert (1890) (hommage en prose à ce poète chilien, mort jeune^ de son vrai nom: Pedro Balmaceda) et A^ul... (1888) son premier grand succès. Lo^ Rarosei Prosas Profanas y otros poemas, parus tous les deux à Buenos- Ayres dans la même année : 1896. (Ce n'est que plus tard qu'on a édité à Paris l'édition trèsrépandue de ce dernier livre, avec l'admirable préface de Kodô.) Bspaiïacontemporànea (Paris 1901); Peregrinaciones (Paris 1901); La Caravana pasa (Paris, 1903); Tierras solares (Madrid 1904); Opiniones (Madrid 1906); Parisiana (Madrid, 1908); Todo al vnelo (Madrid); El Viaje a Nicaragua (Madrid 1909) ; ces huit derniers livres en prose ; Cantos de vida y esperan^a (Madrid, 1905); Oda a Mitre (Madrid, 1906); El Canto errante (Madrid, 1907); Poema del otono y otros poemas (Madrid, 1910) ; La Vidade Ruhéii Dario escritaporel mismo, publiée en 1912 à« Caras y Caretas » de Buenos- Ayres et plus tard en volume (Barcelone, 1913).

Il faut ajouter à cette liste que je ne me flatte pas d'avoir fait très complète, les œuvres posthumes comme Sol del domingo (Madrid T917), où le grand ami de Rubén Dario, Je poète argentin Alberto Ghiraldo, a publié quelques fragments inédits trouvés parmi les papiers du maître; El Munda de los suenos et Ramillete de Reflexiones ; le roman El oro de Mallorca publié en 1914 à Z^ Naciôn de Buenos- Ayres et qui n'a pas encore paru en volume; El Homhre de oro dont il donna un fragment à la Biblioteca de Buenos- Ayres; El Secreto de Là^aro dont il raconta l'argument à Angel de Estrada. Sans compter l'édition des œuvres choisies où l'édition des œuvres complètes publiée à Madrid avec des titres pittoresques, et celle qu'un éditeur, Madrilène aussi, est en train de faire paraître.

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