‹ Pages choisies;Chapitre 49 sur 91 · CLYTUS · texte numérisé non relu

CLYTUS

Nature tend ses bras et ses seins aux hommes; la clef des faits est connue du voyant; Homère avec son bâton, dans son antre Deiphobe, langue de TOracle.

CAUMANTES

Le monstre exprime une anxiété du cœur du monde ; dans le Gentaure la brute s'assimile la vie humaine ; le satyre est la forêt sacrée et la luxure, unit de sexuelles impétuosités à l'harmonieuse furie. Pan joint l'orgueil de l'agreste Montagne au rythme de l'immense mécanique céleste; la bouche mélodieuse qui attire aux Sirénuses tient de la bête ailée et de la muse suave; Pasiphaé s'unit à l'animal bicornu ; Nature sage allie des formes diverses, et, quand la grande Nature tend à l'homme, le m.onstre, étant le symbole, se revêt de beauté !

GRYNEUS

J'aime l'inanimé qu'aima le divin Hésiode.

L'ENTRETIEN DES CENTAURES

CHIRON

Gryneus, en ce monde tout a une âme.

GRYNEUS

C'est donc pour cela que j'ai vu de rares yeux fixés sur moi : les vifs yeux rouges de l'âme du 'rubis ; les yeux lumineux de Tâme de la topaze, et ceux de l'émeraude, qui imitent la merveille de l'espace azuré ; les yeux des gemmes aux lueurs étranges et aux magiques emblèmes. J'aime le dur granit que travaille Tarchitecte, et le marbre où dorment la ligne et la parole.

CHIRON

Hommes et femmes, les pierres, encore intactes, dirent à Deucalion et à Pyrrha : « Que nous veux-tu ? »

Page 1